Archive for août, 2009

Jeudi au Festival Astropolis 2009

Vendredi, août 7th, 2009

Cela fait 6 ans que la programmation des Jeudis du Port s’associe à celle du festival Astropolis pour offrir à ses adeptes une soirée d’ouverture en grande pompe sous le signe de l’éclectisme et de la découverte.

Le temps si clément ce jeudi sur la pointe bretonne a logiquement attiré sur les quais brestois une foule nombreuse et compacte, formant un surprenant mélange entre un public familial et des milliers de festivaliers surexcités.

Sur scène: le très attendu groupe berlinois Puppetmastaz, une formation d’authentiques rappeurs à grosses voix, tous cachés derrière d’étranges marionnettes d’animaux complètement givrés.

Mêlant flow gangsta sur beats des plus percutants et entêtant à une prestation scénique pleine d’humour et d’auto-dérision, leur musique a véritablement retourné le public, particulièrement lorsque les 5 MC’s sont sortis à visage découvert, s’avérant aussi à l’aise devant la scène que derrière le drap.

Le marathon est lancé.

Puppetmastaz à Astropolis 2009

Bunker Palace 1 @ La Carène

22h30: Nous entrons à la Carène. Le décor est soigné, le personnel est accueillant, la salle est à échelle humaine, ce qui laisse espérer l’instauration d’une relation privilégiée entre les artistes et le public.

22h40 : Le bal s’ouvre par un dj-set techno housy orchestré par le trio résident et organisateur du festival : Le Sonic Crew. Une entrée en matière réussie, annonçant parfaitement la couleur de la soirée.

0h : Troy Pierce entre en scène. Un mix tech-house maîtrisé pour un set tout en grooves chaleureux et aux atmosphères subtiles. Une prestation efficace, une sélection de qualité mais peut être sans prise de risque réelle, on regrettera un petit manque communicativité du dj résident à Berlin.

Astropolis (jeudi) 2009 - Bunker Palace 1

1h30: C’est sur une fin de set deep que Richie Hawtin s’installe, prêt a nous faire guincher sans relâche. Un set un peu tranquille mais d’une puissance et d’une qualité peu égalée de part le monde. Au final, il aura été question de 2h30 d’intense techno minimal tout en ambiances raffinées et en rythmiques sombres, si bien que le public en demandait encore lorsque les lumières furent rallumées.

Nous retiendrons cette soirée d’introduction comme une très bonne soirée, où après avoir été mis en jambe par les Puppetmastaz, nous avons pu découvrir un set finement ciselé par Troy Pierce et un Richie Hawtin au sommet de son art.

Felipe Venegas & Francisco Allendes – Llovizna [Cadenza]

Jeudi, août 6th, 2009

Myspace : myspace.com/felipevenegas
Myspace : myspace.com/franciscoallendes

Cadenza sont de retour a leurs racines Chiliennes avec ce nouvel EP produit par des jeunes talents Felipe Venegas et Francisco Allendes. Ceci est leurs première sortie sur le label, bien qu’ils aient déja commencé a faire du bruit depuis un bon moment. Felipe Venegas a en effet déjà lâché une flopée de sorties digitales avant ses débuts en vinyl l’été dernier avec le ‘Pa Bailar y Pa Gozar’ EP sur Immigrant. Francisco Allendes a pour sa part commencé a produire sous son propre nom en 2003, mais a surtout été connu durant ces dernières années en tant que moitié du duo Monomachine, en compagnie de Iñigo Oruezabal ayant déjà sorti sur Catwash, Paradigma et sur son projet personnel Andes Music Label. La collaboration de Felipe et Francisco combine leurs influences respectives (de la tech-house rythmée a la minimal classique, en passant par de la folk chilienne ou encore les humeurs de percussions Afro-Latines) dans trois morceaux apportant une vague de fraicheur au son typé Cadenza.

« Llovizna » est une merveille a contempler, enrubannée dans du velour par des arpèges flottants qui lui donnent une douceur qui égale les mélodies rondes du ‘Paradiso’ de Loco Dice ou encore du ‘Father’ par Thomas Melchior et Luciano. Mais aussi beau qu’il puisse paraitre, ce morceau n’arrive pas la fleur au fusil. Un rythme féroce et musculeux donne au morceau sa puissance inhabituelle. Tout est une étude parfaite des contrastes, avec des sons de cloches et shakers faisant s’abattre une brume régulière, interrompue par des fracas ponctuels de percussions. Une longue partie chant folklorique espagnol forme le fil rouge et pierre angulaire du morceau avant que les percussions ne reviennent en force combinant a merveille les sons organiques et fréquences électroniques dans une explosion finale de brillance et de texture sonore.

« Parrot Plot » saute quant les pieds dans le plat avec des percussions denses et printanières, des entrées vocales oscillantes, le tout rebondissant sur une ligne de basse bien tendue. C’est un morceau de percussions, un dj tool si vous souhaitez l’appeler ainsi, mais la rythmique inhabituelle façon « Venegas et Allendes » soulève bien plus que son propre poids. Une fois de plus les parties percussives sont hybrides entre effets psycho-acoustiques et frappes analogiques pour donner des exposions de battements incontrôlées. Un bref sample de jazz latino od school ouvre une brèche dans l’abstrait du morceau, tandis que l’essentiel de l’action rebondit comme dans une gigantesque galerie des glaces.

Cadenza returns to its Chilean roots with a new EP from rising talents Felipe Venegas and Francisco Allendes. This is their first record for the label, but they’ve been stirring up trouble for a while now. Felipe Venegas racked up a handful of digital releases before his vinyl debut last summer with the Pa Bailar y Pa Gozar EP on Immigrant. Francisco Allendes has been releasing music under his own name since 2003, but in recent years he’s been best known for the duo Monomachine, with Iñigo Oruezabal, responsible for records on Catwash, Paradigma and his own Andes Music label. Together, they combine their influences—sturdy tech-house, classical minimalism, Chilean folk music and scads of Afro-Latin percussion—into three tracks that put a fresh twist on the classic Cadenza sound.

« Llovizna » is a marvel to behold, wrapping itself in velvety, ribbon-like arpeggios that recall the soft, rounded melodies of Loco Dice’s « Paradiso » and Luciano and Thomas Melchior’s « Father. » But as pretty as it is, this is no shrinking violet. A fierce, muscular rhythm section gives the track its unusual power. It’s all about the study in contrasts, with bells and shakers falling in a fine, regular mist, interrupted by thundering drum fills. A long passage of Spanish-language folksong forms the song’s hushed, expectant centerpiece; finally, the percussion grows in intensity, a sparkling fusion of acoustic timbres and electronic frequencies, setting the scene for the track’s expansive finale—a tour de force of lush, tender synthesizers following a meandering and mesmerizing path to some secret destination.

« Parrot Plot » jumps into the thick of things with tight, springy percussion, flickering vocal shots and a taut trampoline of a bassline. It’s a drum track, a tool, if you will, but Venegas and Allendes’ unusual rhythmic flair pulls more than its own weight. Once again, the rhythm is an electrifying mixture of acoustic percussion, analog slap and hiss, and psychoacoustic effects, with beats exploding like a hive of neon bees. A brief sample of old-school Latin jazz opens up a wormhole to a distant time and place, but the bulk of the action takes place on the plane of the here and now, skittering across a hall of mirrors towards infinity.

Heron – Headroom EP [Konstructure]

Mercredi, août 5th, 2009

SoundCloud : soundcloud.com/heron
Website : konstructure.com

Martin Spittel plus connu sous son nom de production Heron est le boss du jeune label Limikola. Avec cet EP récemment sorti, Heron apporte sa touche unique au label Konstructure par l’intermédiaire de Headroom, son dernier EP contenant quatre morceaux solides et mentaux aux touches techno minimalistes dont s’échappent des synthés enivrants, des gros beats, ainsi que des grooves hypnotiques par lesquels on se laisse facilement happer.

Martin Spittel aka Heron is the boss of young label Limikola. With his new release, he provides his unique touch to Konstructure label through Headroom, his las Ep is composed of four tough and mental tracks, characterized by minimalist techno influences like mind-blowing synths, huge beats and especially hypnotic grooves that will easily drag you into their powerful mood. Have a nice journey!

Mangelt – At The Last Moment [Dekomatic]

Mardi, août 4th, 2009

SoundCloud : soundcloud.com/mangelt

Mangelt est originaire des Iles Canaries, Espagne, et possède les labels Dekomatic Records ainsi que Plastic Garden Records. Sa passion pour la musique lui vient de sa jeunesse, influencé par ce qu’il entendait dans le bar Jazz (Minué) situé juste sous ses fenêtres. Il commença sa carrière de DJ en 1996, ce qui lui permit d’avoir ses premiers contact avec le public et d’apprendre énormément de ses amis. Il est maintenant un pionner du live machine aux canaris, mais aussi professeur de musique avancée, producteur, remixeur et bien évidemment  également toujours Dj avec plus d’une trentaine de références dans sa carrière de musicien. Il a aussi pu collaborer avec plusieurs artistes internationaux au top des ventes. Son travail est élégant et avant-gardiste, caractèrisé par des rythmes swing et une atmosphère en permanence changeante dans son style très particulier. Vous pouvez trouver ses sorties dans les Dj Bag du monde entier ! At The Last Moment sortira sur Dekomatic aux alentours de aout-septembre avec des remixs de Lars Wickinger, K-Jano et Milkiwish.

Mangelt is a Spanish artist, more specifically from the Canary Islands. He’s the owner of the labels Dekomatic Records and Plastic Garden Records. His passion for music began at a very early age, influenced by music that sounded in his parents’ local (Minué) Jazz Bar which was just below his house and he had his first contacts with musicians, but really began his career as a DJ in the year 96, where he have his first experiences with the public and he share desk with friends and people that he learn a lot. Live pioneer with machines in the Canaries. Teacher of advanced music. Producer, remixer and DJ with over thirty references in his career as a musician. Collaborations with important artists and a some top sales. His work is elegant and avant-garde, swing is what defines its rhythms, an ever-changing music within his recognizable style. You can find his releases around the world in the dj bags ! At The Last Moment will be released on Dekomatic around August-September with remixes made by Lars Wickinger, K-Jano and Milkiwish.

Mangelt – At The Last Moment

Catz N Dogz feat Pol-on – Me EP [Get Physical]

Lundi, août 3rd, 2009

Myspace : myspace.com/3channels
Myspace : myspace.com/polhu

Greg et Voitek (leurs noms adaptés au public non-polonais) font partie des producteurs ayant le plus de succès en Tech-House venus de Pologne. Ils se sont fait connaitre pas à pas via des sorties sur des labels majeurs tels que Trenton, Trapez ou encore le phénoménal Crosstown Rebels.

Faisant équipe avec leurs amis Pol_On, sur cet EP, ils nous proposent une arrivée en fanfare avec l’impressionnant ‘Me’, un chef-d’oeuvre sur le fil du rasoir en matière de combinaison entre House nouvelle et old school.  Les touches de synthé façon Todd Terry combinés a des parties vocales de Diva de Gospel ainsi qu’un rythme soulignant le tout entrecoupé de voix hachées sont bien plus qu’il faut pour provoquer une émeute, ou rassembler tout le monde dans une euphorie commune.

‘Kawa Z Gruntem’ représente un voyage cosmique façon Disco-House, et peut avoir la qualité de n’être pas aussi bizarre ainsi qu’au moins autant mémorable que son étrange nom. Il s’agit d’un de ces morceaux groovy et entrainants, un qui se déroule comme un tapis rouge et vous invite a vous reposer en sirotant un verre de cognac à son écoute.

Enfin, ‘Loloek & Bolek’ est en revanche un morceau plus calme, sans pour autant se rapprocher d’une berceuse. Ce morceau funky injecté de hip hop est doté d’une ligne de basse encrassée, d’un beat lourd ainsi que de parties rythmiques et effets espiegles apportant une couleur unique a ce son.

Catz N Dogz et Pol_On nous présentent une nouvelle fois trois morceaux frappant de qualité et de diversité d’influences, signe de leurs versatilité ainsi que des prouesses qu’ils sont capable de sortir de leurs studio.

Greg and Voitek (as they are known to non-Polish speakers) are the some of the most – if not the most – accomplished Tech-House producers from Poland. Slowly building their sound through releases on Trenton, Trapez and the mighty Crosstown Rebels.

Teaming up with their homeboys, Pol_On, for this EP, they come blazing out of the gates with the impressive ‘Me’ a Borderline masterpiece of how to walk the fine line of new and old school. The combination of the Todd Terry stabs, diva Gospel vocals, and an underlying rhythm played with chopped escalating vocals is more than enough to get your hands up, or put them together and give thanks.

The cosmic Disco-House journey that is ‘Kawa Z Gruntem’ is not as weird, but is as memorable as its name. This is just one of those catchy grooving tracks, one that you let roll out like the red carpet, sit back and sip a glass of cognac to.

‘Lolek & Bolek’ is the real sleeper on this release, but it is far from a bedtime hymn. This Hip-Hop fueled funkster contains a dirty bass line, heavy beats and loads of cheeky drum fills and effects.

Catz N Dogz and Pol_On have really turned out three tracks that all have different vibes showcasing their versatility and studio prowess.

Namito – Eleven LP [Kling Klong]

Dimanche, août 2nd, 2009

Myspace : myspace.com/namito
Website : klingklong.com

Namito, le Dj producteur également considéré comme l’un des maitres Zen de la scène émergente de Berlin s’est fait la main au légendaire club Bagwan sur Ku’damn tout en vivant et respirant  la musique dans sa commune pendant les années 90,  et il commença a décoller avec ses propres productions après avoir « hérité » d’un studio d’une légende de Kautrock. Une des maintes coïncidences heureuses qui ont rendu l’histoire de Namito exceptionnelle et sa musique si riche.

« Eleven » possède tout : la profondeur des grooves tardifs combinés a une finesse audiophile qui rendent ces productions si denses et particulières. Une attitude relaxée et beaucoup de connaissance ainsi que de sensations combinées a une imagination sans bornes nous donnent une épopée fantastique qui sonne très loin du préfabriqué.

Le morceau d’ouverture « Zizou » donne le rythme : une recherche de sonorités qui réveille l’esprit et vitalise les sens. Des tremblements de basses étalés sur quelques notes de synthés en font un grand moment musical. Puis, avec son entrée audacieuse, voici le racé « Curse », un sortilège bien évidemment pour ceux qui pensaient a quitter le club. C’est tout simplement impossible.

Enfin, le dernier morceau qui a attiré notre attention est appelé  » Another Life « , produit en compagnie de son très bon ami Martin Eyerer qui est également responsable de la renaissance de Namito en tant que l’un des producteurs Allemands les plus talentueux ; mais également en compagnie de Stephan Hinz, voici l’un des morceaux les plus accomplis de l’album. Il dispose d’une montée en puissance lente, son groove impérieux vous prend au ventre et vous retourne tout en vous chatouillant le subconscient a coup d’étincelles de synthé avant de faire descendre le morceau dans un chaos toujours très funky : Du très bon boulot et la fin parfaite d’une grande expérimentation sonore.

Ainsi, Namito nous a déclaré : « Après treize ans a produire de la musique électronique, je peux finalement admettre que j’ai trouvé en quelques sortes ma « marque de fabrique », en tant que Namito, ce son est très underground avec une orientation club mais il y a bien sur une limite que je ne franchirai pas. »
Nous espérons que vous vous retrouverez comme nous a travers cette vision sonore un plaisir sans fin a écouter ce son unique.

Namito, the DJ and producer, one of the Zen masters of the emerging Berlin scene, honed his skills DJing at the legendary Bagwan disco on Ku’damm while living and breathing music in his commune during the Nineties, and started coming forward with his own productions after “inheriting” an entire studio from a Krautrock legend. One of the many lucky coincidences that make Namito’s life story such an outstanding one. And his music so rich.

“Eleven” has it all: the deepness of late night grooves combined with the audiophile finesse that makes Namito’s productions so tight and crisp. A very laidback attitude and a lot of knowledge and feeling combined with a lot of imagination equal a massive ride that never sounds worn out or prefabricated.

The opener “Zizou” is setting the pace; a sound search that wakes the spirits and vitalizes the senses. Shaky bass quakes layered with squirming synths recall the greatest moments of all times. Sassily fading in: the racy “Curse”, a curse indeed for those who were planning to leave the club. It’s virtually impossible.

“Another Life”, produced with best amigo Martin Eyerer who is also half way responsible for Namito’s ambitious re-birth as one of Germany’s most talented producers, and Stephan Hinz, is one of the most accomplished tracks on the album. Slowly building up, the utterly compelling groove grips you by the intestines and turns you inside out while the sparkly synths tickle your sub consciousness before the track breaks down and creates a funky mayhem. Excellent stuff. The album culminates in a deep excursion of thoughtfulness, exploring the outer realms of sound experimentation — the perfect end.

“After thirteen years of producing electronic music,” beams Namito, “I can finally proudly admit that I have found what one could call ‘my trademark style’: As Namito, I sound very underground and clubby with an edge, and I am not willing to budge.” Right on: The music within Namito honors the music within you.

Justin Martin – The Sad Piano (Charles Webster Remix)

Samedi, août 1st, 2009

Myspace : myspace.com/furryphreaks

Charles Webster est un musicien, DJ et producteur de musique électronique britannique. Né à Matlock dans les années 1960 et résident actuellement à Sheffield, il commence la musique à l’âge de 15 ans, parallèlement à des études d’art et de photographie. Il s’est peu à peu construit une solide réputation dans les années 80, pour devenir incontournable au cours des années 90, dans la production de disques de house. L’année 1998 marque un tournant dans sa carrière avec la sortie d’un premier album sous le nom de Presence, All Systems Gone.
Visiblement séduit par cette première aventure et sollicité par le label électronique Peacefrog Records, il sort un album sous son nom Born On The 24th Of July en 2001. Voici à mon goût l’un de ses plus beau morceaux, un remix qu’il a fait du morceau The Sad Piano de Justin Martin.

Charles Webster is a musician, Dj and electronic music producer from Britain. He was born in Matlock in the 1960s and is currently living in Sheffield, he actually started music a long time ago at the age of 15 on the side of his art and photography studies. He little by little had a good reputation in the 80s, before becoming a major producer during the 90s with his house compositions. 1998 was a corner to his career as he released his first album ‘All Systems Gone’ under the name Presence.
As he enjoyed this first experience he released his second album on label Peacefrog Records called ‘Born On The 24th of July’ in 2001, under his real name this time. Here is for you our favourite track from him so far, remixing original ‘The Sad Piano’ from Justin Martin.

Justin Martin – The Sad Piano (Charles Webster Remix)