Archive for septembre, 2009

Kollektiv Turmstrasse – Live @ Laguna, Frankfurt

Samedi, septembre 12th, 2009

Kollektiv Turmstrasse

Myspace : myspace.com/turmstrasse

Kollektiv Turmstrasse est une collaboration de Christian Hilscher et Nico Plagemann qui nous viennent de Hambourg. Tout a commencé en 1999, alors qu’ils partageaient le même appartement ils rendirent compte qu’ils partageaient la même passion pour la musique électronique.

Influencés par des artistes tels que Basic Channel, ils explorèrent différents styles et sonorités. Depuis longtemps, ils étaient tombés amoureux de l’effervescente scène musicale sur Internet. Internet est le principal champ d’action du collectif Kollektiv Turmstrasse.

2004 fut un tournant dans l’histoire de Kollektiv Turmstrasse.  En effet, le label digital No-response.org se transforma en la maison mère de Kollektiv Turmstrasse. Les années suivantes ils s’attachèrent à produire des sonorités distinctif qui les emmenèrent vers de nouvelles aventures. En 2006, ce fut la naissance de Musik Gewinnt Freunde et depuis Kollektiv Turmstrasse a sorti beaucoup de morceaux sur Ostwind Records, Connaisseur Records et évidement sur Musik Gewinnt Freunde. Nous vous laissons découvrir ce magnifique live qu’ils jouent actuellement partout en Europe.

Kollektiv Turmstrasse is a project by Christian Hilscher and Nico Plagemann from Hamburg. It all started in 1999, with the two sharing an apartment together. As soon would become apparent, they also shared a deep passion for electronic music.

Influenced by the likes of Basic Channel, the duo went about exploring and experimenting with sounds and styles. Before long, they fell in love with the burgeoning net audio scene and the idealism it represented (and continues to represent). The net audio scene was soon to become a major platform for Kollektiv Turmstrasse.

2004 marked a turning point in the history of Kollektiv Turmstrasse. No-response.org, a net label for free electronic music, was formed, providing a permanent home for Kollektiv Turmstrasse. The following years were spent honing a distinctive sound and forging new plans and ventures. In 2006, Musik Gewinnt Freunde came to life. Since then, Kollektiv Turmstrasse has followed with numerous releases on Ostwind Records, Connaisseur Records and of course… Musik Gewinnt Freunde. We select you their awesome live they play all over Europe.

Kollektiv Turmstrasse – Live @ Laguna, Frankfurt (29/08/09)

Filippo Moscatello – Houz Remixes Pt 1. EP [Mood Music]

Vendredi, septembre 11th, 2009

Myspace : myspace.com/berlinmachine
Website : moodmusicrecords.com

Après son album « Pagliaccio » sorti sur Mood Music, Filippo Moscatello s’octroie le luxe de se faire remixer par ses producteurs house favoris du circuit.

Quarion entame avec une version fatale de « Houz », une expérience frénétique, pleine de dynamique claquante tout en basses profondes parfaitement calibrée pour le dancefloor, un de ses meilleurs remixs en date, ce qui n’est pas peu dire.

Le hooligan de Dirt Crew et passionné de house old school James Flavour emmène « Kleinmond » dans un voyage dans le temps dans le New York City de 1993, sortant un beat puissant associé a ses frappes de clavier connus comme sa marque de fabrique.

Et pour finir, Trickski est à l’apogée de son talent en transformant « Houz » en un morceau blindé de groove au rythme lent, avec un piano live et une basse rebondissante qui vous fera en réclamer d’avantage.

Taken from the “Pagliaccio” album on Mood Music, Filippo Moscatello gets the remix treatment from his favourite house heads in the circuit..

Quarion rocks “Houz” into a frenzy of stabbing, jacking and deep bass for the full flavoured floor experience, indeed one of his best remixed to date and that’s saying something.

Dirt Crew hooligan and old school house head on his own, James Flavour takes “Kleinmond” on a trip to NYC about 1993 and slabs phat beats coupled with his trademark stabby keys and the one-note bassline to a late night belter.

Last but not least Trickski shows their genuine talent in transforming “Houz” to a peak-hour sub-120 groover, with live piano and a great Chicago inspired groove that makes you yearn for more!

Dan Curtin – Other EP [Mobilee]

Jeudi, septembre 10th, 2009

Website : mobilee-records.de

Dan Curtin avait déjà fait parler de lui cette année en faisant ses débuts sur Mobilee avec « Beat Fiend », une sortie qui, comme son nom l’indique, mets en avant des groove funky embarquant du même effet des percussions modulées pleines d’énergie. Comme à l’habitude d’un producteur qui refuse de s’enfermer dans un style ou son particulier, le nouvel EP de Curtin le voit se diriger vers une nouvelle direction fort intéressante, démontrant sa capacité unique a faire l’anthologie de plus de 15 ans de musique électronique à l’intérieur des limites d’un seul et unique morceau.

Earlier this year Dan Curtin made his debut on mobilee with Beat Fiend, a release that, as the title might suggest, placed a primacy on funky grooves with melody taking the backseat to swirling and rolling percussion. As is typical of man who refuses to be locked into one style or sound, Curtin’s newest release sees him heading in a new, exciting direction, demonstrating his unique ability to anthologize over fifteen years of electronic music in the bounds of a single track.

Steel – Simple

Mercredi, septembre 9th, 2009

SoundCloud : soundcloud.com/steel

Bruno Paixão aka Steel, est originaire de Lisbonne, Portugal. Il commence à s’intéresser à la musique électronique au début des années 90 et se lance donc dans le djing mais se passionne rapidement pour la composition de morceaux, intensifiant ses conaissances en prenant des cours de production.
Après une période de pause pour des raisons professionnelles, Bruno retourne à son studio en 2007.
Ses morceaux sont influencés par la techno, la minimal et la musique électronique en général. Le coup d’envoi de sa carrière est donc lié a sa participation a un grand nombre de concours de remix : ayant remporté celui du fameux magazine Dance Club, il sortira très bientôt un EP sur Plusquam Records.

Bruno Paixão aka Steel from Lisboa, Portugal, started to become interested in electronic music during the early 90′s. He took his first steps as a dj, but later discovered a passion for composing and began to deepen his knowledge in this area by attending a course of production.
After some time away for professional reasons, Bruno returned to the studio in 2007. His songs are influenced by techno, minimal and electronic music in general.
The kick start of his career comes from his participation to many remix competitions: having won a competition organized by the magazine Dance club, He will soon release an EP on Plusquam records.

Steel – Simple

Reclaim The Sparkasse

Mercredi, septembre 9th, 2009

Myspace : myspace.com/reclaimthesparkasse

Exquisite-Berlin ou les écureuils-performers.

A l’heure de la crise financière et des faillites bancaires à répétition, le collectif de deejays berlinois Exquisite-Berlin nationalise les agences du géant allemand de l’épargne à sa manière, en y organisant des soirées techno clandestines baptisées Reclaim The Sparkasse, pour rendre aux citoyens ce qui fut pendant longtemps un établissement public.
Les ingrédients de leur réussite ?

Avant toute chose, une Sparkasse disposant d’un espace intérieur ouvert la nuit et de taille suffisante.
Un rendez-vous fixé à la dernière minute sur internet, à l’instar des free parties ou des flash mobs, le but étant bien sûr de retarder au maximum l’arrivée des forces de l’ordre sur place.

Un matériel sonore puissant mais réduit au stricte minimum pour permettre une installation éclaire.
Le résultat surréaliste est à la hauteur de la prise de risque: une cinquantaine de personnes rassemblée entre deux distributeurs de billets et dansant frénétiquement au son de la musique techno dans une ambiance survoltée.

La fête est malheureusement de courte durée: une petite heure à peine (tout de même) avant que les policiers ne donnent l’ordre d’évacuation et de temps en temps la saisie du matériel…

Plus de vidéos :

Vidéo 1 : youtube.com/watch?v=ICIS8LP0HMo
Vidéo 2 : youtube.com/watch?v=jMtYxrIYL-Q

L’apparition de la musique électronique

Mercredi, septembre 9th, 2009

Qui peut le moins peut le mieux.

On peut attribuer les premiers balbutiements de la musique électronique à l’apparition dans les années 60 aux États Unis d’un nouveau courant musical d’avant garde : la musique minimaliste répétitive, terme emprunté au minimal-art qui se rapporte à un mouvement artistique global : le Fluxus. Celui-ci avait pour utopie d’exploser littéralement les limites de la pratique artistique, d’abolir les frontières entre les arts et de construire un lien entre l’art et la vie. Ses protagonistes vont alors chercher une certaine neutralité esthétique: cela passa par l’épuration des formes, une relative froideur et le refus de toute subjectivité. Un seul mot d’ordre : « The less is more ».

La musique minimaliste répétitive se caractérise avant tout par un retour à la tonalité et à la pulsion rythmique, thèmes quelque peu délaissés à cette époque. Les pionniers du mouvement vont d’abord expérimenter la « Tape Music » : ils utilisent des bandes magnétiques qu’ils coupent, collent et superposent afin de réaliser des boucles à partir de courts motifs à pulsations régulières sur lesquelles ils imposent d’infimes variations, provoquant chez l’auditeur des effets psycho-acoustiques surprenants. L’œuvre considérée comme fondatrice du minimalisme et expérimentant ce procédé du déphasage est « In C » (« En Do majeur » en anglais) de Terry Riley composée en 1964.

Cette pièce présente un concept alors inédit : la partition est uniquement composée de 53 phrases musicales pouvant être jouées par n’importe quels instruments: les musiciens doivent jouer chacun de ces motifs, et le répéter autant de fois qu’ils le désirent avant de passer au motif suivant.
Il n’y a aucune contrainte sur le nombre minimal ou maximal de répétitions. Ainsi, la partition de In C tient sur seulement deux pages, mais les représentations de cette pièce musicale oscillent entre 30 et 90 minutes.
Le résultat est un tissu musical tournant sur lui-même et évoluant lentement d’une couleur à l’autre, d’une tonalité à l’autre, au gré de la sensibilité des musiciens.

Certains compositeurs minimalistes se sont par ailleurs plongés dans l’étude des musiques traditionnelles : Terry Riley, La Monte Young et Charlemagne Palestine ont suivi l’enseignement de Pandit Prân Nath, grand maître du raga indien du nord. Beaucoup sont également issus du mouvement Jazz (Steve Reich, La Monte Young).

Le Moog

Fils spaghettis à la sauce Moog.

La naissance de ce mouvement correspond également à l’arrivée des premiers instruments électroniques que les compositeurs minimalistes s’empressent d’incorporer à leurs productions. Les oscillateurs, les filtres et les synthétiseurs analogiques grand public font leur apparition.

En 1968 le Dr Robert Moog révolutionne le marché des synthétiseurs en proposant un modèle abordable et relativement compacte; jusqu’alors, il fallait souvent une pièce entière. Le légendaire – et toujours très convoité – synthétiseur Moog était né.

Le son véhiculé par cet instrument aux « fils spaghettis » fascine, surprend. Il est délicat et même parfois impossible avec les moyens techniques d’aujourd’hui de reproduire fidèlement ces sonorités si particulières, l’analogique rendant à chaque fois le son déclenché par la pression d’une touche sensiblement différent.

De la Tape Music à la Techno minimale.

On retrouve largement l’influence des minimalistes auprès du mouvement rock des années 60 à nos jours : The Velvet Underground se situe en « filiation directe » avec ce courant. Les anglais de Soft Machine reconnaissent en Terry Riley une influence majeure, tant par ses travaux de manipulations de bandes magnétiques que par son approche modale et répétitive de la musique.

Quant au mouvement Techno, le lien est encore plus étroit.
On peut aisément établir des parallèles entre les techniques de composition employées par des producteurs tel que Richie Hawtin ou Surgeon et celles des compositeurs minimalistes, en particulier les systèmes de déphasages employés dans plusieurs des travaux de Steve Reich, l’utilisation de certaines nappes propres à La Monte Young ou les modèles répétitifs de Terry Riley dans « In C ».

Une dizaine de DJ (parmi lesquels DJ Spooky, Alex Smoke et Coldcut) rendaient d’ailleurs hommage à Steve Reich avec l’album « Steve Reich Remixed » (1999) en revisitant quelques-unes de ses plus grandes oeuvres.

Enfin, les allemands de Kraftwerk se produiront le 2 juillet prochain (2009) lors du Manchester International Festival aux côtés de ce même Steve Reich pour une performance artistique qui s’annonce d’hors-et-déjà inoubliable.

Maurice Aymard – Recordar EP [Einmusika Recordings]

Mardi, septembre 8th, 2009

Website : einmusika.com

Après une successions de trois sorties majeures par son créateur Einmusik, notre label préféré passe a la vitesse supérieure et ouvre ses portes à de nouveaux sons tout frais d’amis et confrères respectés.
Voici donc Maurice Aymard, Le Vénézuelien résidant actuellement a Barcelone, qui au delà d’être extrêmement talentueux et de produire des travaux de qualité dispose d’une longue histoire en matière de musique électronique, du fait de ses investissements dans des projets variés tel que la création d’un record shop et d’un label, l’établissement de soirées réputées ou bien évidemment ses énormes sets house qu’on lui connait qu’il joue pour les dancefloor du monde entier.

Sur ce nouvel EP intitulé « Recordar », On retrouve Maurice dans un mode Deep et infusé de House teintée Techno, mélangeant les rythmes et percussions croustillantes avec des cordes résonnantes et oscillantes. C’est donc un morceau classique de face A, un groove efficace parfaitement adaptés aux dancefloors curieux.
« Volver » intensifie les choses en ajoutant d’intéressantes textures de percussions au mélange, tandis que les modulations et changements subtiles de timbre ajoutent une dimension supplémentaire à une tranche de tech house finement exécutée. Un morceau parfait pour ceux nécessitant un peu d’esprit dans leurs exercices.
Le dernier mais non moins impressionnant morceau nous vient de Einmusik lui même ajoutant son cachet au morceau original, créant une construction incomparable sur le mix de base poussant la dynamique pour en faire un morceau de sommet d’ambiance.

Nous sommes donc face a un exemple parfait d’EP innovant et avantgardiste de House music de qualité, toujours dans l’esprit qui fait du label Einmusika une plateforme unique. En espérant que vous appréciez!

After a succession of 3 top releases by label boss Einmusik, our fledgling label shifts gears and opens the door to fresh, new sounds from our esteemed friends and colleagues.
So here is Maurice Aymard, Venezuelan transplant currently residing in Barcelona. Apart from being a supremely talented and developing production talent, Maurice also has a long and documented history with Electronic music ranging from his varying involvements with setting up and managing record shops, running a record label, establishing and developing club nights and of course dropping his signature house sets on dancefloors the world over!!

On his « Recordar » EP, we find Maurice in deep, tech infused house mode, blending crisp beats and percussion with shimmering, resonating chord work. On the titular a-side track, he opts for a simple, yet effective groover-perfect for flexible and open minded dancefloors. « Volver » sees him amp things up a little, adding some interesting percussive textures to the mix, while the chordal modulations and subtile changes in timbre add an extra dimension to a brilliantly executed slice of tech house. Definitely one for those wanting a little intelligence with their workout! Lastly, but definitely not least, we have Einmusik himself adding his stamp of approval and re-interpreting « Recordar » in his own unique style. Retaining the original’s vital chordal hooks and groovy vibe, he creates a building, chugging mix that steps things up considerably and adds a more peaktime-yet-equally-friendly version to an already sterling package.

Another fine example of a well conceived, executed and delivered EP of forward thinking, innovative and high quality electronic house music, in the essential Einmusika style, of course. We hope you enjoy!!