L’année dernière, Cara Moto signait Silently, un petit bijou de Pop-House enchanté par la voix de sa camarade Autrichienne, Mimu. Lentement mais sûrement, le titre a traversé le monde, la blogosphère internationale, et la compilation Fabric de Claude Von Stroke. Clara a commencé à jouer dans des clubs de renommées internationales comme le Rex de Paris, le Panorama Bar de Berlin ou le Loft de Barcelone. Pour beaucoup, elle restera une des révélations des Trans Musicales 2008 et le rayon de soleil de la dernière édition des Nuits Sonores de Lyon en 2009. Elle ensorcelle également le Belleville de Rone au côté de Tyler Pope de Tchik Tchik Tchik, le Robotfood de Petter et signe des maxis pour Mina Records et Persona. Fraîchement arrivée à Berlin, Clara peaufine son premier album qui verra le jour début 2010 sur InFiné.
Pour vous tenir en haleine encore quelques mois, nous avons choisit de faire sonner Silently plus fort, plus énergique, plus déjanté, plus rock avec trois nouvelles relectures de Kirk Degiorgio (B12, Planet-E), Carl Johan Elger (Manual) et du tout jeune combo français Sissi Lewis.
En guise de Face B, et histoire de vous rappeler que le style Clara Moto est inimitable, l’une des ses dernières productions, Alma et ses six minutes de minimal house satinée. Cerise sur le gâteau, un edit de l’original pour une vidéo signée Red Factory et une pochette de Mimu.
On vous le promet, Clara Moto ne restera pas longtemps silencieuse.
Last year, we released Silently of Clara Moto, a jewel of pop-house enchanted by the voice of her fellow-Austrian singer, Mimu. Slowly but surely, the track traveled the world, the web even passing by Claude Von Stroke latest Fabric mixed compilation. Clara starts playing in bigger clubs such as Rex Club in Paris, Panorama in Berlin, Loft in Barcelona, Les Nuits Sonores in Lyon or Les Trans Musicales festival in Rennes. She also put a spell on Rone’s Belleville together with Tyler Pope of !!! and Petter’s Robotfood and released a couple of EPs for Mina Records and Persona. Freshly relocated in Berlin, Clara is finishing her first debut album effort, to be released early 2009 by InFiné.
To keep you patient few more months, we wanted to make Silently sound louder, faster, weirder, rocker with three remixes by Kirk Degiorgio (B12, Planet-e), Karl Johan Elger (Manual) and the rising French shoegaze band Sissi Lewis.
On the B-side, Clara’s freshest take Alma, six minutes of satin-smooth Minimal House, right there to remind anyone that Moto’s style is inimitable.
Last but not the least, the package includes an edit for a videoclip signed by Red Factory and an artwork signed by Mimu.
Promise taken, Clara Moto will not remain silently for long.
Release date : 26/10/09
Format : 12″ Vinyl / Digital
Ramon Tapia nous dévoile enfin les premiers morceaux de son nouvel album à venir: « Sunka Sanka », qui sortira cet hiver sur Great Stuff. Connu pour sa patte si particulière caractèrisée par les morceaux « Mi Esposa », « Mini Jack », « Can You Dig It »… ainsi que par les remixs pour Luomo, Martin Eyerer & Benno Blome, Butch parmi d’autres, il devint très vite un des espoir Européens les plus surveillés. Ses racines Chiliennes influencent totalement sa façon unique de construire des rythmes groovy sur des ambiances incomparables dans ses morceaux. A la fois entrainants et festifs tout en conservant un aspect profond et subtile. On peut donc décrire tapia comme un producteur montant de talent. Vous apprécierez donc ces 3 morceaux exclusifs ainsi qu’un remix du massif duo espagnol Coyu & Edu Imbernon
Finally Ramon Tapia reveals the first tracks from his forthcoming debut album “Sunka Sanka” to be released this winter on Great Stuff. With his trademark sound, own hitsingles “Mi Esposa”, “Mini Jack”, “Can You Dig It”… and amazing remixes for Luomo, Martin Eyerer & Benno Blome, Butch etc he quickly became one of the hottest European hopes on the market. His Chilean roots definitely influenced his very special way of building his groove patterns and creating a very unique atmospheres in his tracks. The same time upflifting and festive but still remaining deep and subtle. So the perfect mixture for a rising producer and dj talent. Please enjoy these 3 very different new productions incl. a great remix from Spanish breakthrough duo Coyu & Edu Imbernon.
A notre grand plaisir le célèbre duo nantais, Gwen et Bertrand Dupart est de retour. Après le succès mondial de « Lolita » qui a été sélectionné parmi les 20 meilleures tracks House d’Ibiza, l’incroyable duo signe de nouveau sur Space Breaks et frappe très fort avec la « Space Odyssey » !
Construit autour d’une puissante rythmique, « Space Odyssey » représente à la perfection une « House Underground » que nous chérissons ! La voix nous rappelle le bonne époque de la House Music et elle nous invite à un voyage « intergalactique ».
Les producteurs ont voulu nous délivrer la parfaite « mixture » de leurs influences, mélangeant leurs souvenirs des sonorités du groupe Disco « Space » et de Giorgio Moroder. Cette nouvelle track vous ramènera à l’âge de la Disco complètement revisitée dans une version électronique et eclictique ; à déguster sur les dancefloor !
Déjà la cinquième sortie pour le jeune label Digital nantais et après les succès des titres comme « Ojo », « Lolita » ou « Earthquake », on imagine assez bien qu’ils vont faire parler d’eux avec leur vision personnelle de la « House Music », un label à suivre sans aucun doute.
Gwen & Bertrand Dupart are back ! The incredible duo bangs it once again, after the worldwide success of Lolita, awarded as one of the 20 biggest house tune in Ibiza this summer. Space Breaks is back even stronger with this release.
Massive track built on a very strong bass-line, «Space Odyssey» represents underground House music at it’s best. The amazing vox, reminiscent of the early house sounds, just drags you to another level.
The artists just wanted to give a perfect blend of their key influences, mixing together inspiration from french disco band «Space» as well as Giorgio Moroder.Made for big sound systems, we can feel the influences of different styles and years. The track brings you back into disco with an eclectic and modern vision.
Expected by a lot of key producers from the house scene, Space Breaks wants to give its own idea and imprint in house music history.
Gwen & Bertrand Dupart – Space Odyssey [Space Breaks]
Release date : 19/10/09
Format : 12″ Vinyl / Digital
David Keno est de retour pour le troisième élément de son tryptique de sorties sur kindish cette année, intitulé Feast. Après avoir sorti son excellent album Discoteca, et son ébouriffant Tout Le Temps en collaboration avec Jaxson, Keno est aujourd’hui a la tête d’un impressionnant et orgasmique ep. Après des débuts remarqués sur le label de Corrado Izo 1220, David Keno s’est depuis fait les crocs sur Morris Audio Citysport Edition et Frankie Rec. tout en incorporant a son son des combinaisons de rythmes divins, percussions organiques et mélodies entêtants.
« Feast » nous montre un David Keno prenant une certaine distance avec les pionners House de la cote ouest américaine, nous procurant une perspective inédite. « Bonito » ouvre avec un soupçon de swing latino et des percussions fines avant d’exploser en un rythme implacable, balancé d’une ligne de basse booty-esque à son paroxysme. L’ensemble est tempèré par une nappe de violons si mélancolique qu’elle injecte une touche émotionnelle inattendue.
Ainsi arrive « 808″, un concept un peu plus deep pour ce morceau basé sur une ligne de basse soujascente mais surpuissante dominée par des congas fracassants. La simplicité étant la clé de l’hommage à cette légendaire boite à rythme, seuls quelques simples entrées de percussions et de voix sou viennent troubler la profondeur de cette oeuvre d’art funky.
Pour finir, le titre éponyme « Feast » chevauche une ligne de basse impulsive, épaulé par des claviers effrayants créant une atmosphère lunatique si particulière. La combinaison de cet ensemble à des vocales saucissonées ainsi qu’à des samples faisant naturellement remuer la nuque et les pieds nous montre toute l’expertise et l’inventivité du style propre a David, s’adaptant à la perfection aux dancefloors de tout pays.
Ce n’est donc pas uniquement pour s’assurer un fauteuil chez Kindisch que David Keno nous propose mais bel et bien pour explorer un nouvel univers et dévoiler une de ses multiples facettes. Du beau travail de la part du jeune producteur.
David Keno is going for the trifecta with Feast, his 3rd Kindisch release of the year. Following on from his excellent label debut Discoteca, and his storming Tout Le Temps collaboration with Jaxson, Keno is back with the 3-track smorgasbord that is Feast. Starting off his career with a number of releases on Corrado Izo’s 1220 label, David Keno has since cut his teeth with Morris Audio Citysport Edition and Frankie Rec, and has honed his sound into a fresh combination of masterfully constructed beats, perfectly pitched percussive elements and infectious melodies… all the right elements for dancefloor devestation!
Feast shows David Keno taking a leaf out of the book of US westcoast house pioneers, and giving the sound a new perspective. « Bonito » opens with a hint of cheeky Latin swing and demi-percussion, before breaking into a tough jacking beat and boompty house bassline. A lone, melancholy string sample in the second half defines the track by injecting a touch of unexpected quirkiness into the mix.
Keeping the momentum going is « 808″ a slightly deeper affair based on a throbbing, undulating bassline and conga-led percussion. Simplicity is the key to this drum machine tribute, as stabs of percussion are fused together with soulful scatting vocals, for a deeply funk flavoured house workout.
Last but certainly not least, title track « Feast » rides on a pulsating, low bassline, a subtle synth tone, and a haunting keys melody that build a moody atmosphere. Expertly combining this atmosphere with the kind of jerky cut-up vocals and samples that get the shoulders bumping and the feet moving, Keno showcases true inventiveness with dancefloor appeal.
With Feast, David Keno is not only cementing his place within the Kindisch family, he’s also building his reputation as a young producer to be reckoned with!
Release date : 15/10/09
Format : 12″ Vinyl / Digital
Pour sa troisième sortie, Off Recordings a eu la bonne idée de nous présenter un pilier de la scène electronique underground de Milan, l’inimitable Luca Doobie. Tandis que sa patte Housy s’impose sur des labels tels Freerange et Safari Electronique (parmi d’autres), Le label Italien peut s’estimer heureux d’avoir pu sécurisé un véritable EP-Bombe intitulé « South America ». Composé de trois productions originales, il affiche parfaitement le talent si rare de Luca en tant que producteur et arrangeur. Qu’il soit occupé à distiller ses beats façon tribal sur le morceau « South America », des lignes de basses au paroxysme du swing telles que celle du bondissant « Backwards », ou encore des ambiances hypnotiques et intimidantes comme procure sans effort « Nepture ». La discographie de Luca l’a vu sans relache poursuivre une quète d’un son electronique unique, l’amenant à devenir sans aucun doute un réel talent à surveiller par l’avenir, jugez en par vous mêmes…
For their third release, Off Recordings is presenting an important fixture and talent of the underground electronic scene of Milan, the inimitable Luca Doobie. While his recent, groove oriented brand of house has been well documented and received on labels such as Freerange and Safari Electronique (among many others), The label can feel happy they have secured a veritable bomb of an EP, entitled « South America ». Composed of 3 original productions, it perfectly showcases Luca’s abilities as a producer and arranger, whether he is rocking the dense tribal-esque beats on the titular « South America » or utilizing driving, swinging basslines such as the one in « Backward » or even venturing into heads down, hypnotic techno territories as he so effortlessly does in « Nepture ». Luca’s discography has seen him accurately encapsulate a lifetime of pursuit and service of (electronic) music and his growth as an artist has set him out as a true talent to watch out for. We hope you agree!
Neuf ans se sont écoulés depuis le premier album de Lucien Nicolet, et, durant tout ce temps, il a su gagner sa place parmi les plus grands noms de la scène électronique mondiale. Il a accumulé les maxis pour des labels comme Mental Groove, Perlon, Desolat et bien sûr Cadenza. Il a remixé tout le monde de M83 à Salif Keita, et ses mixes pour Fabric et la série Sci.Fi.Hi.Fi de Soma ont présenté la house minimale et la techno sous leurs aspects les plus sensuels, souples et joyeux. Et les dj sets de Luciano sont devenus légendaires aux quatre coins de la planète. A travers sa carrière, le musicien suisse et chilien a expérimenté librement avec des formats plus longs, incluant un album live pour Max Ernest le label de Thomas Brinkman et le révolutionnaire « No Model No tool » de 2004. Mais durant tout ce temps, il n’a sorti qu’un seul et unique album « Blind Behaviour » en 2004, qui s’est détournée du dancefloor pour rechercher des plaisirs plus ésotériques. Enfin, avec « Tribute To The Sun », Luciano arrive à l’apogée de sa carrière.
Ce n’est pas simplement un disque de « dance » ou » d’électronique », Tribute incorpore des styles musicaux, venant du monde entier, à la sensibilité rythmique inimitable de Luciano. Il est tiré de la grande expérience de Luciano pour ce qui est de savoir faire bouger les corps et lire dans les pensées des foules. Beaucoup de ces fragments forment une partie intégrante des dj sets de Luciano, ayant été testés sur la route et continuellement affinés. « Tribute To The Sun » est avant tout un portrait très personnel de l’artiste. Alimenté par les hauts et les bas de sa vie, et oscillant entre la vie sur la route et le refuge de la vie familiale dans la Suisse rurale, ces humeurs allant de la grâce céleste de « Celestial » à la pure folie de « Metodisma ». Tel est le portrait complet de Luciano, pas seulement comme un artiste, mais comme un être humain.
It’s been nine years since Lucien Nicolet’s first record, and in that time he has earned his place among electronic dance music’s most celebrated names. He’s racked up singles for the likes of Mental Groove, Perlon, Desolat and of course Cadenza. He’s remixed everyone from M83 to Salif Keita, and his mix CDs for Fabric and Soma’s Sci.Fi.Hi.Fi. series have showcased minimal house and techno at their most sensual, supple and jubilant. And Luciano’s DJ sets have become the stuff of legend the world over. Throughout his career, the Swiss-Chilean musician has experimented liberally with longer formats, including a live album for Thomas Brinkmann’s max. Ernst label and 2004′s groundbreaking No Model No Tool, a recombinant set of groove components. But in all this time he has released only one proper studio album, 2004′s Blind Behaviour, which veered away from the dancefloor in search of more esoteric pleasures. At long last, with Tribute to the Sun, Luciano delivers one of the definitive highlights of his career.
Not merely a « dance » or « electronic » record, Tribute incorporates musical styles from around the globe with Luciano’s inimitable rhythmic sensibility. It draws upon Luciano’s extensive experience as a mover of bodies and a reader of the crowd’s mind. Many of its grooves form an integral part of Luciano’s DJ sets, having been road-tested and continually refined. But it’s very much an album to be listened to front to back. (Most of the album’s cuts will also be made available as extended edits, for vinyl and download alike). Tribute to the Sun is above all a highly personal portrait of the artist. Informed by the ups and downs of the artist’s life, and the balancing act between life on the road and the refuge of family life in rural Switzerland, its moods run from the heavenly grace of « Celestial » to the outright madness of « Metodisma ». This is the fullest portrait yet of Luciano as not just an artist but a human being.
C’est en l’an 2000 que Rami Khalifé et Francesco Tristano se rencontrent à New York, où tous deux étudient le piano à la très prestigieuse Juilliard School. Fréquentant les clubs (au moins) aussi assidûment que les cours, les deux compères se lancent en marge dans leur cursus classique dans un apprentissage passionné de la musique électronique, en particulier la house, dont New York est l’un des plus brûlant foyer. Bientôt ils commencent à jouer ensemble et pratiquent d’emblée un mélange des genres en rupture radicale avec les sectarismes de tous poils.
Les choses se précisent un peu plus en 2001 lorsqu’Aymeric Westrich, musicien (batteur de formation) issu du même conservatoire que Rami, se rend à New York et, guidé par ses deux amis, s’immerge dans la musique électronique. Les trois scellent alors leur union au non d’une attirance commune pour l’expérimentation sans limites.
Le groupe va demeurer en suspens pendant un certain temps, durant lequel chacun poursuit son chemin de son côté. Fils d’un célèbre compositeur libanais, Rami donne de nombreux concerts à travers le monde, aux côtés de son père ou avec d’autres formations, publie deux albums de musique classique et travaille pour le cinéma et la danse. Opérant dans la sphère hip-hop en tant que compositeur et producteur, Aymeric exerce également ses talents de batteur au sein de Cassius, en pleine euphorie french touch.
Considéré comme l’un des pianistes les plus doués de sa génération, Francesco publie plusieurs enregistrements très remarqués (notamment les Variations Goldberg de Bach, en 2001) et remporte une belle brassée de prix. Sa carrière prend une nouvelle direction en 2007 avec la parution de Nor For Piano : post-produit par Fernando Corona (alias Murcof), le disque transcende les barrières stylistiques et contient trois frappantes reprises de standards de la musique électronique (dont l’hymne The Bells par Jeff Mills). Poursuivant toujours plus loin ses investigations, Fransesco s’associe ensuite avec Moritz Von Oswald, légendaire sorcier du son berlinois, pour signer Auricle Bio/On, captivant disque hors-norme, sorti sur InFiné en novembre 2008 et constitué de deux plages d’une vingtaine de minutes chacune.
L’acte de naissance officiel d’Aufgang intervient en juin 2005, à l’occasion d’un concept barcelonais dans le cadre du fameux festival Sónar. Les circonstances ayant amené à ce concert méritent d’être dévoilées : lors d’une soirée dans une galerie barcelonaise, Jeff Mills et l’un des programateurs du Sónar assistent à un récital de Francesco. A la fin de celui-ci est rejoint par Rami et tous deux se lancent dans une interprétation débridée de The Bells. Jeff Mills s’entousiasme. Quant au programmateur du Sónar, il sait ce qui lui reste à faire… Arrive le jour J : chauffé à blanc après cinq nuits de répétitions intensives, le trio livre une performance explosive et suscite l’enthousiasme d’un public averti. A partir de ce moment-là, l’aventure va continuer de plus belle.
Dopés par l’énergie de ce concert inaugural, Francesco, Rami et Aymeric s’attachent à structurer leurs morceaux et à forger un language original, à la croisée de l’acoustique et de l’électronique. Nourrie d’influences diverses et irriguée par le flot impétueux de l’improvisation, leur musique est de celles qui refusent obstinément de se laisser catégoriser : elle cherche avant tout à vibrer et faire vibrer, et envoie gaiement valser les étiquettes.
« Ce n’est ni de la techno acoustique ni de la musique classique assaisonnée à la sauce électronique, façon Wendy Carlos« , précise Fransesco qui, gardant bien Fluxus à l’esprit, rappelle que « le piano est aussi une machine : c’est une grosse boite avec un mécanisme à l’intérieur ». En utilisant ses pianos comme des machines et en les confrontant à d’autres machines, à commencer par la batterie, Aufgang parvient à générer une musique aussi étonnante que puissante.
Foncièrement organique, cette musique se révèle pleinement sur scène, où elle peut faire des ravages, comme ce fut le cas, par exemple, aux Transmusicales 2007 et lors du festival Venlo (Hollande) en 2008, les milliers de spectateurs présents réagissaient au quart de tour.
De la communion collective à l’écoute individuelle, du dancefloor au salon, la musique d’Aufgang se caractérise également par son caractère évolutif : sans cesse retravaillé, chaque morceau peut passer par de nombreux états. Une fois enregistré et gravé, il ne s’arrête pas de vivre, bien au contraire.
Cette aptitude à l’improvisation et à la réinvention transparaît clairement sur le premier d’album d’Aufgang qui est sorti hier sur InFiné/Discograph. Le disque, dont le mixage a été assuré par François Baurin (véritable quatrième membre du groupe), succède à l’épatant maxi Sonar, qui comprend deux redoutables remixs signés Spitzer et Krazy Baldhead, paru en début d’année. Fruit d’un long processus de maturation, près de quatre ans, l’album reflète parfaitement la créativité d’un trio en complète osmose.
Empreint de nuances multiples, de la musique contemporaine à l’électro, en passnt par le post-rock, l’album témoigne d’une audace et d’une liberté de jeu exaltantes, assez comparables à celle des Battles, autre groupe kamikaze surgi ces dernières années.
Jusqu’où ces jeunes gens peuvent-t-ils aller ? Une chose est sûre : dès Channel 7, échevelé morceau d’ouverture qui éveille le bondissant souvenir du mythique Jaguar de Rolando, on sent que cet Ascenseur (Aufgang en allemand) vas nous emmener très haut…
The epic tale of Aufgang starts with the new century in the star city of the New World. Rami Khalifé and Francesco Tristano met in the year 2000 in New York where they were both studying the piano at the very prestigious Juilliard School. Being almost as assiduous in their clubbing than in their studies, the two began a passionate affair with electronic music on the side of their classical training, focussing on House Music, New York being one of its hotspot. They soon began playing together, creating from the start an explosive mix of genres transcending any possible musical bigotry.
Things started shaping-up in 2001 when Aymeric Westrich, a musician (former drummer) from the same school as Rami, went to New York and, guided by his two friends, immersed himself in electronic music. Thus the three boys sealed their union under the auspices of a common attraction for limitless experimentation.
The band was put on the back burner for a time while they each pursued their individual projects. The son of a famous Lebanese composer, Rami played numerous concerts across the world, alongside his father and with other bands, published two classical albums and worked for films and dance. Aymeric, operating on the Hip Hop scene as a producer and a composer, also expressed his talent as a drummer with Cassius in the full swing of the French Touch euphoria.
Considered one of the most talented pianists of his generation, Francesco published several well-noticed recordings (including Bach’s Goldberg Variations in 2001) and was rewarded with a multitude of prizes. His career took a new turn in 2007 with the release of Nor For Piano: post-produced by Fernando Corona (aka Murcof), this record transcended the musical genres and contained three striking covers of electronic music classic tracks (including The Bells by Jeff Mills). Pursuing his investigations, Francesco teamed-up with Moritz von Oswald – the legendary Berlin sound sorcerer – to create Auricle Bio/On, a captivating singular album, released by InFiné in November 2008, consisting of two 20 minute tracks.
Aufgang’s official date of birth is June 2005 when they played at Barcelona’s famous Sónar Festival. The circumstances leading to their playing this concert are worth mentioning: Francesco was playing a recital at an event in an art gallery in Barcelona when Jeff Mills turned-up with the booker for the Sonar Festival. At the end of the show, Rami joined Francesco for an unbridled interpretation of The Bells. Jeff Mills loved it and the Sonar Festival booker got to work… On the day of the show and after rehearsing non-stop for five nights the trio delivered an explosive performance and won over the crowd of connoisseurs. The adventure continued from then on.
Fired-up by this initial show, Francesco, Rami and Aymeric concentrated on structuring their songs and forging an original language, at the crossroads of acoustic and electronic. Their music is fuelled by different influences and nourished by an impetuous flow of improvisation. It absolutely refuses to be labelled: it wants above all to vibrate and move people.
“It is neither acoustic techno nor electronically seasoned classical music, like Wendy Carlos”, stipulates Francesco who, keeping Fluxus in mind, reminds us that “the piano is also a machine: it’s a big box with a mechanism inside”. By using his pianos like machines and confronting them to other machines, starting with drums, Aufgang manages to generate a music that is as surprising as it is powerful.
This music is deeply organic and reveals itself fully on stage where it can create chaos, as in the Transmusicales Festival of 2007 and the Venio Festival (Holland) in 2008, where the crowd of thousands responded immediately.
Listening to Aufgang collectively or individually, on a dancefloor or in a living-room is an ever evolving experience: a track can go through many different stages, having many different layers. Once it has been recorded and pressed it continues to live and breathe.
This talent for improvisation and reinvention clearly transpires on Aufgang’s debut album which went out on yesterday on InFiné/Discograph. This record, mixed by François Baurin (really the fourth member of the band), follows their impressive EP Sonar, released earlier this year, that includes two lethal remixes by Spitzer et Krazy Baldhead. This album is the product of a long maturation process – almost four years – and reflects perfectly this trio’s creativity and complete osmosis.
Filled with multiple nuances – from contemporary music to electro and post-rock – this album reflects exalting audacity and playful freedom, and can be compared to The Battles, another kamikaze band that emerged in the last few years.
Where will these youngsters stop? One thing is for sure: as soon as you hear Channel 7, first track and manic reminder of the classic Jaguar by Rolando, you just know that this lift (Aufgang in German) will take you high up…