Release Date : 24.05.2010
LabelCode : HFT011
Format : 12″ Vinyl / Digital
Hotflush Two présente son quatrième EP, mettant à l’honneur le producteur londonien Sigha. Cette série de trois morceaux montre l’affinement du son de la star montante qui va plus loin avec une minimal house obscure, aquatique : « de Secousse ».
Sur l’envers, comme présenté dans le SUB:STANCE mix de Scuba sur Ostgut Ton, Shapes est une attaque massive de basses vibrantes et de clics ondulants, suivie par l’éblouissante composition d’ambiant intitulée « Light Swells (in A Distant Space).
Hotflush Two presents its fourth EP from London-based producer Sigha. This three tracker shows the rising star refining his sound further with the murky, aquatic minimal house of “Shake”.
On the flipside, as featured in Scuba’s SUB:STANCE mix on Ostgut Ton, “Shapes” is an onslaught of throbbing bass and undulating clicks, followed by the numinous ambient composition “Light Swells (In A Distant Space)”.
Artiste issu de la scène graffiti française, Clio s’est tourné depuis peu vers la musique.
Puisant l’inspiration de ses aventures passées, mais aussi du monde qui l’entoure, Clio délivre aujourd’hui un son qui peut s’écouter aussi bien sur le dancefloor qu’à la maison.
Premières sessions avec son ami Romain en 2008, ce n’est qu’à la rencontre de Kane Roth que son style s’affirme.
Depuis, il travaille sur une musique « minimale » et « tech house », le tout agrémenté d’une bonne dose de fun :-)
Vous pourrez retrouver bientôt Clio (en solo) sur « Metroline Limited » (UK) et accompagné de son ami Romain sur « Kina Music » (ITA)….
After spending the last few years in train yards across France and Europe ,Clio now express his feelings with music. Gathering inspiration from the surrounding landscape and past adventures, a big dose of minimal sounds and tech-house, as well as influences such as Dance music, Dub, Hip Hop and Jazz , he delivers electronic music « from the heart ».
From early sessions with his friend « Romain », Clio was really introduced to music production by Kane Roth.
Always trying to be innovative in his projects, he released his first remix for Lega and Julie Amadeo’s « Sunken Sleep », on Miniscule (US). Since then he has developed his own characteristic sound based on a groovy and funny approach of music, aimed at the dance-floor, but « cool » enough to appreciate it at home or in the living room.
After few remixes and collaborations,Clio now works on his solo project and will release soon his first solo ep on Metroline Limited, and also on Kina Music (Re-Up’s imprint).
Release Date : 12th May 2010
LabelCode : ESP017
Format : 12″ Vinyl / Digital
On This Vibe, prochaine étape du consortium espagnol Esperanza offre une house deep et hypnotique de la coqueluche new yorkaise Fred P aka Black Jazz Consortium avec un délicieux remix par le favori de Sistrum, Patrice Scott.
Le titre original, ‘On This Vibe’ est un étonnant voyage de fin de nuit de Detroit, se développant lentement pour créer une atmosphère évocatrice, transportant l’auditeur jusqu’au septième ciel. Un voyage épique de 10 minutes qui vous donne l’envie d’un périple infini, c’est une fascination pure et une house rythmique d’une légende du genre.
Sur l’autre face, le Sistrum remix de Patrice Scott donne quelques torsions et tournures au morceau original, en mettant sa propre marque de fabrique dans ce travail stupéfiant et délivrant une autre sortie dans un monde émotionnel à couper le souffle.
Fred P AKA Black Jazz Consortium est une légende née de Brooklyn, impliquée dans une grande variété de musique R&B, funk et rock & roll des années 70, grâce à l’électro, le hip-hop, le reggae et la disco du début des années 80 et se tournant vers la house à sa naissance. Un Dj accompli, l’artiste et remixeur, Fred P est le créateur et le propriétaire de Soul People Music. Produisant pour un large éventail de labels indépendants (notamment Underground Quality dirigé par le légendaire Dj Jus Ed), Fred P a conquis un tas de véritables amateurs de deep house dans le monde entier. La science et la philosophie ont joué un rôle important dans son approche de la musique, en choisissant de présenter l’origine brute, substance sur le style et l’ambiance sur la formule est la définition même des projets auxquels il donne vie.
Le son brut et émotivement chargé de Patrice Scott est au premier rang de la dernière vague de musique électronique de Detroit. Son label Sistrum continue à montrer un flair unique pour ce son et offre une série de sorties bien admirées.
Next up from the Spanish Esperanza consortium ‘On This Vibe’ delivers some deep and hypnotic house music from New York’s one and only Fred P AKA Black Jazz Consortium with a delightful remix by Sistrum’s favourite Patrice Scott.
The original title track, ‘On This Vibe’ is an amazing late night Detroit ride – slowly evolving to create an evocative atmosphere, elevating the listener up to the clouds. An epic 10-minute journey that makes you wish it was an endless trip, this is pure spellbinding and rhythmic house music from a legend of the genre.
On the flipside, Patrice Scott’s Sistrum remix makes some twists and turns from the original cut – putting his own trademark signature sound into this stunning work and delivering another breath-taking emotional space walk.
Fred P AKA Black Jazz Consortium is a Brooklyn born legend – involved in a wide variety of music from the R&B, funk and rock and roll of the 70s, through to electro, hip-hop, reggae and disco of the early 80’s and turning to house music at its birth. An accomplished DJ, artist, and remixer, Fred P is the creator and owner of Soul People Music. Recording for a wide range of indie labels (most notably Underground Quality headed by the legendary DJ Jus Ed) Fred P has gained a following of true deep house lovers the world over. Science and philosophy play a large roll in his approach to music, choosing to present rawness over the pristine, substance over style and vibe over formula is the very definition of the projects he brings to life.
Patrice Scott’s raw and emotively charged sound is at the forefront of the latest wave of electronic music from Detroit. His Sistrum label continues to show a unique flair for this sound and deliver a string of well-admired releases.
Release Date : Out Now
Label Code : RISQUEE021
Format : 12″/Digital
The Mole est de retour sur Musique Risquée avec un troisième EP intitulé « Dreamer Keep On Dreaming ». Chaque morceau de la sortie est une histoire à propos des rêves. « Dreamer » est ce genre de chose bizarre dont on ne peut se défaire, avec une voix agaçante qui nous suit partout.
« Oh My Stomach » est le mystérieux rêve noir et blanc, avec odeur de cigare et reland de whisky. « Last Ditch » est la version action, avec la poursuite en voiture et la scène de sexe à la fin. Et après généralement vous vous réveillez et le disque est terminé…
The Mole is back on Musique Risquée with his third EP to date called Dreamer keep on dreaming. Each track on this record is a story about dreams. Dreamer is this weird one you can’t get rid of, with the annoying voice following you around everywhere. Oh My Stomach is the mysterious black & white dream, with cigar reek and bad whiskey breath. Last Ditch is the action packed one, with it’s car chase and the usual neverending sex scene at the end. And usually after, you wake up and the record is over…
Il est absolument impossible de décrire en quelques mots ce que Flying Lotus a créé avec Cosmogramma, tant il y a à en dire : la cohésion musicale entre l’avant-garde historique et le prochain chapitre de futurisme. ; la conversation au carrefour post-hip-hop de deux traditions de la musique urbaine, américaine et britannique, au centre d’une des scènes les plus vibrantes dans le monde, le coin ‘beat-and-bass’ de Los Angeles (dont Brainfeeder de Flying Lotus est un pilier) ; la communication exceptionnellement naturelle entre univers physique et spirituel, rendue personnelle et cohésive.
Beaucoup d’artistes s’efforcent de créer quelque chose grand et vaste mais Steven Ellison, 26 ans, le sort de sa tête et de son coeur. Ne pas le vêtir d’un costume spécial c’est lui porter préjudice. « Il aurait été si facile de faire un album dubstep » dit Ellison, clin d’oeil à la scène qui l’a célébré comme un virtuose depuis la sortie de son premier album sur Warp « Los Angeles » (écoutez les comptes-rendus hebdomadaires bass music de Mary Ann Hobbs dans son émission sur la BBC pour comprendre l’influence du son empli de soul de Flying Lotus sur cet univers). Au lieu de ça, il a créé Cosmogramma, un kaléidoscope à grande portée d’émotion sonore, qu’Ellison décrit comme « mon travail le plus honnête, simplement fidèle à ce que je voulais dire ». Mais il ne faut pas croire que les ‘dubstep headz’ ne vont pas s’extasier sur l’album, c’est juste qu’il va bien plus loin.
Plus seulement conséquence des machines d’Ellison, la musique est aussi le fruit de musiciens qui font partie de l’univers de Cosmogramma. On note la présence continue du bassiste Stephen ‘Thundercat’ Brune, un des piliers de Sa-Ra Creative Partners et des Young Jazz Giants. Il y a aussi la harpe de Rebekah Raff qui établit le lien entre la musique de Harry Patch et Ghostface Killah (avec lesquels elle a joué) ; on retrouve aussi le saxo ténor du cousin de Steven, le roi du jazz Ravi Coltrane et un certain Thom Yorke, un gars d’Oxford en pause de son rôle de chanteur dans le groupe de rock le plus influent du 21e siècle. On compte aussi la participation des cordes hip-hop et des claviers autrichiens influence Nintendo — vraisemblablement pour que Flying Lotus n’ait pas à les créer. Car la création des parties disparates était déjà un travail énorme.
L’héritage d’Ellison montre comment des approches différentes à la créativité peuvent créer un ensemble singulier. Sa grand-mère, Marilyn Mcleod, a écrit et produit quelques chansons populaires pour Motown (par exemple le tube disco de Diana Ross ‘Love Hangover’) et sa tante, la pianiste/harpiste Alice Coltrane (la femme du colosse saxophoniste, John Coltrane) a créé des compositions mythiques qui sont restés les fondements du jazz avant-garde, sans parler des fusions cruciales entre tonalités orientales et occidentales, incorporant des thèmes spirituels dans la musique moderne. « Quand j’étais plus jeune, je n’appréciais pas vraiment leur présence » dit Steven. « C’était ma mère et ma grand-mère – c’est simplement la façon dont elles travaillaient. Mais alors que je commençais à développer mon truc et que je me mettais au jazz, je me suis dit ‘wow !’ elles ne m’ont jamais mis la pression pour que je fasse de la musique. Elles étaient tout simplement à fond derrière moi et mes essais créatifs, quels qu’ils soient. Elles ne comprenaient pas vraiment ce que je faisais, même ma tante. Elle ne suivait pas vraiment le hip-hop, mais elle savait au fond d’elle- même que j’étais fait pour créer de la musique. » Autrement dit, il existe une raison profonde pour laquelle ‘Auntie’s Harp’, son hommage à Coltrane (ou, plus précisément, une partie du remix de Raff) apparaît sur Cosmogramma.
Pendant sa jeunesse à Los Angeles, Ellison avaient deux fascinations, le hip hop de Dr. Dre (« qui a été toujours été ma plus grande influence… le premier mec à produire des beats avec une mélodie ») et Doggystyle de Snoop étaient mes premières contaminations, la boite à rythmes Roland 505 offerte par son cousin en était l’entrée et les centaines de beats que Steven a produit à 14 ans, le résultat. Il y avait aussi la tradition musicale de la famille, Ellison a appris le piano avec ses cousins et il a joué du saxophone dans un groupe à l’école. D’autres expériences ont participé à la créativité de Steven depuis ses plus jeunes années : une exploration continue des rêves éveillés et un côté spirituel.
« Je devais avoir 16 ou 17 ans quand j’ai vécu ma première expérience hors de mon corps » dit-il, « je me suis réveillé et je flottais, nageais dans la pièce, tout en me regardant. Dès lors, c’était parti ! J’ai tenté de ne pas trop imposer mes croyances à l’auditeur, mais ces expériences ont joué un rôle dans ma musique. Ça m’inspire. Tu essaies de démêler les mystères de l’univers avec la musique ». En fait, le cosmogramme du titre de l’album est une figure de ce monde, créée pour la méditation et qui montrent l’intégralité de l’univers. Les Mandalas sont de bons exemples de cosmogrammes. Les premières activités créatives de Steven étaient dans le film et il a amené cet intérêt à l’Academy of Art de San Francisco. Là-bas, la rencontre avec un autre étudiant, l’artiste qui reste connu seulement comme Dr. Strangeloop a changé sa perspective. « A cette époque, je ne savais pas comment faire de la musique sur ordinateur, et c’est ce que lui faisait, en plus d’être cinéaste. Il m’a montré comment le faire et c’était parti. Après ça, j’ai commencé sécher les cours pour créer des beats ». (Dr Strangeloop est toujours un membre principal de Brainfeeder).
Ellison est retourné à une scène de Los Angeles bouillonnante d’ingéniosité. Le son : un mélange de hip-hop underground et soul, une prérogative orientée jazz sur l’improvisation et l’exploration, penchant vers les rythmes bass progressive et électroniques, et embrassant un état d’esprit psyché de la ‘West Coast’. Elle réunissait généralement des gens à des concerts au Little Temple (à l’Est d’Hollywood), le collectif Dublab et les fusions futuristes concoctées par les labels Plug Research (qui a sorti le premier titre de Flying Lotus, ‘Two Bottom Blues’, sur la compile The Sound of LA, et plus tard son premier album, 1983) et Stones Throw (où Ellison a été stagiaire).
A la fin de l’année 2006, ces groupes ont créé leur propre ‘clubhouse’, la soirée hebdomadaire bien connue Low End Theory à The Airliner. Ils ont aussi créé une ambiance qui a inspiré le titre de l’album de FlyLo en 2008, mais, quatre ans plus tard, est un des centres musicaux névralgiques du monde. « LA c’est cool » dit Ellison, « il y a une bonne vibe ici, du soutien, c’est un peu comme une famille, très accueillant. Quand je grandissais dans la Vallée, personne ne faisait aucun des trucs que je faisais, je n’avais ni guide ni pair. Tandis qu’aujourd’hui, je cherche le genre de gamin de 18 ans qui ne peut pas boire au Low End Theory mais qui nous demande comment faire ces trucs. A LED, les scènes se mélangent, ce qui est un autre point cool. Il n’est pas question d’origine, de sexe ou de son. Si vous jouez des trucs low, bass-y, ça le fait, peu importe que ce soit lent ou rapide — electro, drum’n’bass, hip-hop, dubstep, house, peu importe. » Une attitude qui a des répercussions mondiales aussi.
« J’aime le fait qu’il y a maintenant des gosses et des musiciens qui viennent de Londres à ici, Low End Theory, et ils font leur plus gros concert. Et vice versa. Quand j’ai commencé, personne ne faisait vraiment attention à ce qu’on était en train de faire. Maintenant on fait des soirées Brainfeeder à Londres ».
Le succès de Los Angeles a démontré que le hip hop surréaliste de Lotus allait parfaitement avec l’héritage de fusion de Warp, et annonçait des mutations soul pour la scène bass music internationale (tellement plus que simplement ‘dubstep’). Kanye West et Radiohead lui ont demandé des remixes et son univers s’est étendu. Mais dans l’esprit d’Ellison, « J’ai toujours pensé que quand on fait son troisième disque, ça doit être LE truc. J’ai toujours eu en tête que je devais y aller à fond ». Je vais laisser la parole à Ellison pour expliquer ce qui s’est passé ensuite :
« Au milieu de tout ça, ma mère est décédée en octobre 2008, alors que j’étais dans un creux d’inspiration. C’était inattendu, très soudain, vraiment dur et, tu vois, ça a changé ma vie. J’ai beaucoup appris sur moi-même en faisant cet album. J’espère que ça se ressent. »
« Mec, l’année dernière a vraiment été incroyable, à la fois en bien et en mal. Je ne pense pas que tu puisses comprendre. Je travaille avec Thom Yorke et tout en m’occupant du décès de ma mère, je vis ces expériences psychédéliques tarées, tout en commençant à être un peu connu dans la musique. Donc oui, c’était suffisant pour m’inspirer une nouvelle direction musicale, travaillant avec de nouvelles personnes, chercher en mon for intérieur et trouver ma propre appréhension de la vie. »
A entendre Ellison, Cosmogramma a été construit sur un idéal de musicalité profonde et partagée. « J’ai remarqué récemment que les gens attachent une grande importance à la technicité : ils s’intéressent seulement à la durée pendant laquelle on peut programmer ces caisses claires, ou comment faire les lignes de basse les plus folles, stupéfiantes. Ça commençait vraiment à m’énerver car je voyais que plein de kids — moi y compris — perdaient la maîtrise du processus. Genre, attends on ne veut pas être des techniciens, on essaie d’être des musiciens. Je veux que mes trucs soient les trucs les plus musicaux. Je rêvais d’avoir les cordes et de créer un jour l’album le plus fusion. Et maintenant on peut le faire. On a le pouvoir de créer ces trucs de fou — avec les nouvelles technologies et un accès plus facile aux musiciens autour de moi. Il n’y a pas de raison de ne pas aller plus loin. »
Cosmogramma est devenu une production de Flying Lotus : à la base conceptualisée et dont le coeur a été construit par Ellison, elle met en avant les idées de ses collaborateurs autant que les siennes. « Au début je travaillais seul. Je faisais les morceaux que je voulais faire et les construisais autant que possible, puis je me suis dit, bon, voilà l’album. Ensuite je me suis assis, écoutant ce que ça donnait et ce qui manquait. J’ai laissé des choses de côté et j’ai collaboré avec des musiciens. Je leur ai dit ce que je voulais, leur ai donné quelques idées. J’ai également pu reprendre certaines de mes idées, et ensuite quand tu collabores avec des gens, quand j’ai ouvert mon monde aux autres, certaines se sont développées dans le processus, bien au-delà de ce que j’imaginais en écoutant : les arrangements de corde, ont été écrits après. Ca a été une expérience enrichissante pour moi, en fait je me sentais un peu comme un extraterrestre, j’étais tellement habitué à travailler seul. »
Quand nous avons discuté dernièrement en janvier, Ellison ne faisait pas qu’affiner Cosmogramma, il cherchait toujours à donner un sens à la vie de ce disque. Il mixait les métaphores, mais ce qu’il disait avait du sens : « Tu sais, on en est au mastering de l’album et j’ai failli ajouter un nouveau titre, parce que je le voulais vraiment sur le disque. C’est une chanson super, mais elle est plus récente. Donc, je ne peux pas le faire ». Pourquoi ? Ai-je demandé. « L’histoire que j’ai créée avec cet album est faite pour clore un chapitre de ma vie. Il sera terminé après les retouches et le mastering, et quand Cosmogramma sortira, je devrai alors passer à autre chose ; mais cette chanson n’en fera pas partie, elle fait partie d’autre chose. Peut-être que je pourrai raconter cette histoire une autre fois. »
When global bass music matriarch Mary Anne Hobbs recently told The Fader “Flying Lotus, for me, is like the Hendrix of his generation” it seemed more then an audacious opinion, and with the arrival of Cosmogramma, it’s revealed as a revelation. In the past couple of years, Flying Lotus has grown into the position of being far more than a producer, he has helped materialize a far-reaching strain of musical ideology that has encompassed not only a global family of like-minded artists, but also a nearly infinite palate of planetary (and interplanetary) sonics.
Looking back, his full-length Warp debut, Los Angeles appears to be much more of a mission statement than a simple introduction – laying the foundation for a field on which an entire generation of artists would soon be playing. While that album was an introspective, moody travelogue through the Californian metropolis, it certainly hinted at Flying Lotus’ inclination to expand his sound beyond terrestrial means.
As you may deduce from the title of his latest opus, he’s done just that. Not only has an entirely new range of sounds been unlocked by our intrepid astral traveler, but every genre touchstone associated with his name has been merged into a self-described “space opera”. Seamless in execution and too wide in scope to properly describe, it is the authentic embodiment of his unique musical heritage. The spirit of his famed aunt, Alice Coltrane permeates the record, notably in the powerful collaborations with relative Ravi Coltrane, bass virtuoso Thundercat and the brilliant harp prodigy, Rebekah Raff.
Certainly these are further reaches into a musical space that Flying Lotus had hitherto been exploring, however other collaborators such as Erykah Badu and Outkast string arranger Miguel Atwood-Ferguson and guest vocalists Thom Yorke and a returning Laura Darlington (featured on Los Angeles’ epic closing track ‘Inifinitum’) help deliver Cosmogramma to dizzying new heights. All this name-dropping, however, is not to detract from the genius of the wizard-like figure behind it all. The most powerful aspect of FlyLo’s output has always been it’s ability to communicate his boundless love and enthusiasm for music in all it’s forms and that is what is boldly on display here.
People speak about ‘important’ albums all the time, but rarely is it so apparent that person behind them is following their own, chosen path – Flying Lotus is one of those precious few artists. When one is presented with an invitation for space travel, it’s not something to pass up.
Depuis un bon moment déjà, nous pensions à faire des playlists montrant quels morceaux on marqués et influencé les artistes.
On commence donc par Karim aka Clio montpelliérain créateur du netlabel Pick Pocket en compagnie de Slz. Il vient de signer deux EP sur Metroline Limited et Kina Music et est l’un des prochains invités de notre podcast.
Voila donc cette playlist préparée et commentée par ses soins, les morceaux sont classés dans l’ordre ou Karim les a découvert, les deux premiers datent de 98 et sont pour lui le reflet de ce qu’est la «minimale» ; inutile de préciser que le son de Cologne l’a beaucoup marqué, le label Kompakt notamment…
2001 fut pour lui l’année de la rencontre avec la techno et «du son d’after» la sélection s’étale sur ce qui lui a vraiment « mis une claque.
We’ve been thinking for a while about making playlists showing which tracks influenced and touched our favourite artists.
Here is to start Karim aka Clio, from Montpellier (Fr), he is with SlZ the creator of Pick Pocket netlabel. He also just released two Eps on Metroline Limited and Kina Music, on the side of being the next guess of our podcast.
So here is this playlist prepared and commented by Clio himself, you will notice that the tracks are chronologically classified as the first ones he discovered are from 98 and reflect his own view of minimal techno, when Cologne influenced him, Kompakt in particular.
2001 was the year Clio had his first encounter with techno and after party sounds, so you can imagine that the selection is fully booked with tracks which gave him big slaps in the face.
1 – « Paru sur le premier cd estampillé « Kompakt » que j’avais trouvé à la fnac, je connaissais déjà le boulot des deux artistes en tant que Dj. Grosse surprise en voyant que le track datait de 1998 (j’écoutais même pas de techno à l’époque !!!). J’aime beaucoup la basse, l’une des plus belles que j’ai jamais entendu. Beau travail sur le clap, le clavier dub est envoûtant. Dans l’ensemble ce track dégage une certaine froideur ! Le thème proposé est sombre… J’ai toujours gardé ce cd chez ma mère, c’est un peu ma « bible de minimale » même ma mère aime ce track ! »
«This was released on the first Kompakt cd that I had found at my record store, i already knew the work of those two artists as Djs, this was actually a big surprise for myself when I learned that this track is from 1998 (i did not knew anything about techno at this time). Anyway the bassline is amazing, one of the best I ever heard, there’s a great work done on the clap and the dubby chords are trippy as. Overall, this track can sound a bit cold, the major theme is dark. I always kept that cd at my mum’s place, this is kind of my « minimal bible », even she loves it.»
2 – « Pour le coup celui-là est aussi tiré de la même compil. J’ai rarement entendu un track aussi minimal, tout est amené finement, les riffs de guitares reggae sont cools. Il faut écouter ce morceau et ne pas croire que c’est linéaire, c’est juste qu’il faut être attentif aux variations, oui oui il y’en a !!! »
«This one is from the same compilation cd, I rarely heard a track this much « minimal », everything is brought up very lightly, reggae guitar riffs are cool, you actullay have to listen to this track forgetting the linear side of it and then you will love its variations. »
3 – « Sur ce track de Superpitcher on reconnait facilement le son Kompakt, d’où le nom « Schaffelfieber » sur la compil. Ce morceau est très love au début, puis te transporte vers d’autres horizons, tu te laisses porter par le violon… Le break est plein d’émotions, parfois angoissant… parfait pour un dancefloor moite et « druggy » ; ça part loin, c’est vraiment du grand art ce morceau. A écouter si tu es triste ou mélancolique. C’est vraiment mon morceau préféré de Superpitcher. »
« On this track from superpitcher, you can easily recognize the Kompakt sound, as it’s called « Schaffelfieber » on the cd. This is a very love-ish track at the start before dragging us towards other horizons thanks to the violin. Then the break is full of emotions, sometimes tense… This kind of record is perfectly fitting on wet and druggy dancefloors as it goes very far in the journey. Listen to it when you’re sad or melancholic, trust me, this is my favourite one for Superpitcher. »
4 – « Même esprit sur ce track de Superpitcher mais cette fois ci remixé par SCSI9… J’ai acheté ce cd pendant l’été 2004 à Paris. Parfait pour terminer la journée, je me rappelle de la vue sur les toits et le soleil couchant quand j’écoutais ce morceau. Les paroles et le thème sont mélancoliques aussi… On part du sombre pour arriver à quelque chose de plus lumineux (au niveau des émotions ressenties). J’ai été surpris du remix de SCSI9, je ne pensais pas qu’ils faisaient du son comme ça ! Le coté progressif associé à un coté « ambiant » du morceau est excellent. J’aime aussi le son « vinyl » du morceau et la mélodie qui commence vers une minute… C’est beau !!! Excellent pour se détendre après une dure journée ! En pensant au lendemain (d’où le titre!!!)… Ecoutes ce que dis la voix !!! »
« Same spirit on this Superpitcher track but remixed by SCSI9 this time. Bought this cd during summer 2004 in Paris, it’s perfect to end up your day and it also reminds me the rooftops view and sunsets over Paris while I was listening to this track. I did not know that they were making this kind of tracks before but now I love the progressive side associated to the ambient one, on the top of an exceptional vinyl « colour »… Beautiful ain’t it? Excellent to unleash yourself after the hard day thinking about the next one, just listen to the sweet vocals actually and you will get it. »
5 – « C’est avec ce remix pour SCSI-9 que je suis littéralement tombé à la renverse en l’entendant pour la première fois, grâce à mon frère. Je crois que ce track marque la transition de Robag Wruhme et Monkey Maffia vers un son plus minimaliste et groovy, laissant de coté le coté parfois « trop » mental des autres productions Kompakt… Les voix sont marrantes… Je me rappelle de ce ce gros synthé qui rentre à 1min32… et la c’était parti. Première grosse claque sur ce groove et une envie de suivre ces deux « jobards » dans leur productions et dj sets. Les samples utilisés sont funky à souhait ce qui ajoute beaucoup de fraicheur pour les tracks de cette période. Et inutile de dire qu’ils ont influencé un grand nombre d’artistes, respect total ! »
« This is with this remix for SCSI-9 that I literally fell down listening to it the first time… Thanks to my brother. I think that this track is the corner of Robag Wruhme and Monky Maffia’s sound towards something more minimalist and groovy, leaving behind the other. Kompakt productions, sometimes « too mental » for me. The vocals are trippy, I remember this big Synth coming in at 1’32, then the track gets rolling!! First big slap on that groove made me want to follow those two folks in their productions and dj sets. The samples are so funky, adding a lot of freshness for a track from this year. No need to explain that they’ve been influencing many artists, much respect! »
6 – « Ce sixième track, c’est pour moi le morceau le plus « club » que je connaisse. Même quelqu’un qui aime pas la techno « parce que ca chante pas » risque de tomber des nues !!!
Rythmique lourde, grosse basse funky. C’est le morceau que je préférait entendre lorsque je venais voir Cebb mixer quand il jouait au Bar Live. Ce track mettait tout le monde dans un esprit de fête et de joie. Peut être que vient de là le titre (littéralement « Joues le jeu ») Honnêtement je me demande si un jour on aura droit à une aussi belle perle en club. J’aime ce coté sexy dans la voix et les rythmiques et la voix de Louise Carver combinée à ce groove fatal me fais toujours autant rêver. Le track n’a pas pris une ride !!! Et ça depuis au moins 7 ans !!! Ne parlons pas du groove en général, grosse démonstration, c’est très droit comme son et comme production. J’aime bien l’histoire racontée dans le vocal… ça parle d’un rendez vous raté… »
« This sixth track is for me the most « club-ish » track I know. Even someone who doesn’t like techno because it doesn’t « sing » is about to fall off his cloud!!! The rhythmic part is heavy as, and made this track my favourite one i heard from Cebb when he was playing at Bar Live. This track was putting everyone in a party and happyness mood. Maybe the title comes from this feeling. I honestly don’t think that we will discover that kind of gem in clubs for a while. I love the vocal sexyness from Louise Carver combined to this lethal groove, this is still making me dream nowadays and it’s been doing this for 7 years so far. There is no need to describe this groove, this is pure strength and cleanness in the sound and production. I like the story told in the vocal, it’s about a missed date… »
7 – « Pour ce track des Wighnomy Brothers, on aperçoit le côté peut être le plus romantique et sombre que j’aime dans la techno… On a un sentiment de légèreté et de plénitude en écoutant ce track. La construction oscille entre une tension permanente au niveau des émotions ; les Wighnomy soufflent ici le chaud et le froid comme personne d’autre ne sait le faire. le break est sublime,la reprise donne une envie de croire qu’il existe une vie ailleurs lol (d’ailleurs si t’es déprimé y’a pas mieux comme remède que ce track qui a beaucoup de sens pour moi… »
« For this track from Wighnomy Brothers, we can distinguish the more romantic and dark side of techno I enjoy. You have a feeling of lightness and happyness listening to this track. The build up ocillate between tensed emotions, Wighnomy family blows hot and cold air as no one can immitate their style. Break is wonderful, then starts a crazy drop that will make you think about life in remote galaxies… Perfect track for the times you are feeling blue. »
8 – « Mon morceau favori de Someone Else, même s’il s’agit d’un remix.
Le coté organique du morceau m’a de suite plu. La basse qui rentre est très groovy. La construction du track est très bien faite, on se laisse facilement transporter par les crépitements du son ce qui procure une drôle de sensation à l’écoute. Le thème est très bon également, j’aime l’ambiance du qui plane sur le morceau. Gros break, du Someone Else au top de sa forme ! Là aussi un artiste qui à encore changé la donne avec son netlabel Unfoundsound, grosse influence !!! »
« My favourite track from Someone Else, even if it is a remix. The organic touch of this track seduced me, then the bassline is groovy as, the build up drags you through some noisy effects bringing a strange sensation as you are listening to it. The theme is very good as well, i like the atmosphere wrapping the whole thing, then after the huge break someone else is on top of his business ! Here is again an artists who changed minds thanks to his netlabel Unfoundsound, big influence! »
9 – « Ce track est mélancolique à souhait… Je l’ai écouté un soir d’hiver dans mon premier appart, seul avec mon chat ;-) De gros changements dans ma vie personnelle à cette époque, je pouvais que me laisser embarquer dans ce voyage ! Ce morceau était celui que je cachais aux potes, trop de dj’s le voulaient et ne savaient même pas que c’était Barem…. Il fallait juste connaitre Unfoundsound, gros dénicheurs de talents !!! D’ailleurs on leur doit bien l’explosion de Barem et de ses amis argentins ! »
« This track is the most melancholic you would ever listen to… Heard it the first time in my first appartment, alone with my cat ;-) big changes in my personal life at this time made my mind enjoy this journey ! I have been hiding this track from my dj mates at this time, too many guys wanted it and did not even figure out it was Barem… They just had to know Unfoundsound, big talent diggers!!!! We owe them the revealing of Barem and his argentinian friends ! »
10 – « On finit avec Franco Cinelli et le track le plus « oppressant » que je connaisse. Le thème est « sado masochiste », il règne une drôle d’ambiance dans ce morceau.
Pour ceux qui comprennent l’anglais, il faut savoir que le vocal dit entre autres « c’est moi qui décides…. tu as peur… j’insiste… j’ai des bougies, des allumettes, on en fait de la cire…. mmmh l’odeur de la cire… » puis tu devines qu’elle verse le tout sur quelqu’un et lui demande s’il aime…bref, faut se relaxer quoi !!! Car après ça part carrément au fouet !!!!! le track est construit sur l’intensité des paroles, tout en longueur avec un long break. Inutile de dire que j’aime !!!! Mais LE secret de ce morceau, c’est sa mélodie, je n’en ai jamais entendu d’aussi belles et simples. Le morceau se termine dessus d’ailleurs… et là… SILENCE !!! Du grand art ce morceau, j’ai rarement été transporté dans un univers aussi bizarre, c’est trop chelouuuuuuu ! »
« And we will finish with Franco Cinelli and the freakiest track I know. The theme is « sado masochist », and here is a strange atmosphere… All this candle and wax stuff you know.. before the whip comes on!!
track is builded up on the intensity of its vocals, always longer than expected. There is no need to say that i love this track, but its only secret is the melody, never heard such simple and beautiful work. Track is ending on this masterpiece, before silence…. some great art! »
Chez Damier, véritable légende de la house music nous met à l’honneur avec ce superbe dj set enregistré en live spécialement pour notre podcast.
Né à Chicago et dans la musique depuis l’âge de 11 ans, il commence à acheter des disques dès l’âge de 13 ans. Il déménage à Detroit à l’occasion de son entrée à l’universités où il rencontre Derrick May et Alton Miller. C’est à partir de ce moment qu’il commence à produire et mixer. Étant quelqu’un de très humble, il consacre sa vie à encourager les autres à donner le meilleur d’eux mêmes.
Chez Damier, true house music legend grace us with this amazing dj set recorded live specially for our podcast.
Born in Chicago and in the music since the age of 11 years, he begins to buy records from the age of 13 years. He moves in Detroit to go to the University where he meets Derrick May and Alton Miller. It is from this moment that he begins to produce and mix. Were someone very humble, he dedicates his life to encourage the others to look the best of them same.
Artist: Chez Damier | Episode: 048 | Labels: KMS, Prescription, Balance Alliance | Info and download here.