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Pit Spector – Télescope [Silicate]

Vendredi, juillet 2nd, 2010

Release Date : June 2010
LabelCode : Silicate 014
Format : CD (limited to 100 copies)

Myspace : www.myspace.com/pitspector
Label : www.silicate.fr

Le label parisien Silicate nous offre le premier album de Pit Spector, Télescope, un album beau et étrange à la fois, une composition personnelle entre IDM, micro-house et down tempo, le tout accommodé à la fameuse sauce dub dont l’artiste détient le secret.

Variant les focales et les genres, Télescope explore le monde sonore et poétique de Pit Spector, qui collabore pour l’occasion avec le rappeur The Pretender, et les chanteuses Ava et Lippie.

Télescope propose aussi trois zooms à différentes échelles, trois remixes de morceaux de l’album par des artistes inattendus :

Cabanne, boss du label Minibar, dont on ne compte plus les sorties remarquées sur des labels prestigieux (Perlon, Karat, Hello? Repeat, 7th city…), façonne admirablement “Cloche” pour en puiser l’essence du groove.

Ditch, producteur phare de la micro-house et de la techno expérimentale japonaise, qui a fait ses preuves sur des labels tels que OP.disc, Minibar ou encore Kalimari, nous livre un remix minimal des plus singuliers.

Modelitszt enfin, artiste Silicate, spécialiste maison du dubstep, propose sa version de “Demo st”: un travail musical, accoustique et profond.

Pit Spector a débuté la musique par le piano et la guitare, participant à des groupes de Reggae et de Jazz avant de tomber dans la grande marmite électronique, bercé par les comptines distordues de son grand frère Ark qui lui prêta un sampler en guise de hochet et un album d’Herbert pour le goûter.

Depuis 2005, il participe au projet Antislash (Circus company / Karat etc) avec John Merrick et Charlie Not Fonk. Il est également actif dans le projet Ava’s Verden, dans une ambiance plus théatrale et colorée, influencée par les Rita Mitsouko, Herbert et Steve Reich, et plus récemment dans le projet franco-allemand “cellule eat” avec Tilman et Grifin’ (vinyle à venir en juillet sur Minibar).

Silicate gives a limited release of the first LP by Pit Spector, Telescope, a personnal work between IDM, micro-house and down tempo, in the famous and very personnal dubby way of the artist.

Shifting scales and kinds, Telescope goes throught Pit Spector’s deep and poetical world ouf sound. Special guests are invited this time: The Pretender for his freestyle lyrics and the charming female voices of Ava and Lippie.

Telescope also focuses on three different remixes by unexpected artists:

Cabanne, leader of Minibar, known for his remarquable releases on prestigious labels (Perlon, Karat,Hello? Repeat, 7th city…) gives “Cloche” a new admirable shape, digging into the groove.

Ditch, enlightning micro-house and experimental techno producer from Japan, appearing on labels such as OP.disc, Minibar or Kalimari… sent us an outstanding minimal remix.

Modelitszt, last but not least, Silicate artist, home dubstep specialist gives us for “Demo st” a musical, deep and accoustic remix.

Pit Spector started composing music in reggae and jazz bands, playing guitar and piano. He shortly discovered electronic music, following his bro steps’, Ark who gave him a sampler in one hand, a Herbert record in the other. Fascinated by this kind of composing, he founded Antislash together with John Merrick and Charlie Not Fonk. The groupe is performing extremely punchy and improvised livesets accross Europe. Pit Spector also writes music and sounds for Ava’s Verden, a more theatrical and noisy show, influenced by Rita Mitsouko, Herbert and Steve Reich. He’s also taking part into the “Cellule eat” project with Tilman and Grifin’ (upcomming EP in July on Minibar).

Reclaim The Sparkasse

Mercredi, septembre 9th, 2009

Myspace : myspace.com/reclaimthesparkasse

Exquisite-Berlin ou les écureuils-performers.

A l’heure de la crise financière et des faillites bancaires à répétition, le collectif de deejays berlinois Exquisite-Berlin nationalise les agences du géant allemand de l’épargne à sa manière, en y organisant des soirées techno clandestines baptisées Reclaim The Sparkasse, pour rendre aux citoyens ce qui fut pendant longtemps un établissement public.
Les ingrédients de leur réussite ?

Avant toute chose, une Sparkasse disposant d’un espace intérieur ouvert la nuit et de taille suffisante.
Un rendez-vous fixé à la dernière minute sur internet, à l’instar des free parties ou des flash mobs, le but étant bien sûr de retarder au maximum l’arrivée des forces de l’ordre sur place.

Un matériel sonore puissant mais réduit au stricte minimum pour permettre une installation éclaire.
Le résultat surréaliste est à la hauteur de la prise de risque: une cinquantaine de personnes rassemblée entre deux distributeurs de billets et dansant frénétiquement au son de la musique techno dans une ambiance survoltée.

La fête est malheureusement de courte durée: une petite heure à peine (tout de même) avant que les policiers ne donnent l’ordre d’évacuation et de temps en temps la saisie du matériel…

Plus de vidéos :

Vidéo 1 : youtube.com/watch?v=ICIS8LP0HMo
Vidéo 2 : youtube.com/watch?v=jMtYxrIYL-Q

L’apparition de la musique électronique

Mercredi, septembre 9th, 2009

Qui peut le moins peut le mieux.

On peut attribuer les premiers balbutiements de la musique électronique à l’apparition dans les années 60 aux États Unis d’un nouveau courant musical d’avant garde : la musique minimaliste répétitive, terme emprunté au minimal-art qui se rapporte à un mouvement artistique global : le Fluxus. Celui-ci avait pour utopie d’exploser littéralement les limites de la pratique artistique, d’abolir les frontières entre les arts et de construire un lien entre l’art et la vie. Ses protagonistes vont alors chercher une certaine neutralité esthétique: cela passa par l’épuration des formes, une relative froideur et le refus de toute subjectivité. Un seul mot d’ordre : « The less is more ».

La musique minimaliste répétitive se caractérise avant tout par un retour à la tonalité et à la pulsion rythmique, thèmes quelque peu délaissés à cette époque. Les pionniers du mouvement vont d’abord expérimenter la « Tape Music » : ils utilisent des bandes magnétiques qu’ils coupent, collent et superposent afin de réaliser des boucles à partir de courts motifs à pulsations régulières sur lesquelles ils imposent d’infimes variations, provoquant chez l’auditeur des effets psycho-acoustiques surprenants. L’œuvre considérée comme fondatrice du minimalisme et expérimentant ce procédé du déphasage est « In C » (« En Do majeur » en anglais) de Terry Riley composée en 1964.

Cette pièce présente un concept alors inédit : la partition est uniquement composée de 53 phrases musicales pouvant être jouées par n’importe quels instruments: les musiciens doivent jouer chacun de ces motifs, et le répéter autant de fois qu’ils le désirent avant de passer au motif suivant.
Il n’y a aucune contrainte sur le nombre minimal ou maximal de répétitions. Ainsi, la partition de In C tient sur seulement deux pages, mais les représentations de cette pièce musicale oscillent entre 30 et 90 minutes.
Le résultat est un tissu musical tournant sur lui-même et évoluant lentement d’une couleur à l’autre, d’une tonalité à l’autre, au gré de la sensibilité des musiciens.

Certains compositeurs minimalistes se sont par ailleurs plongés dans l’étude des musiques traditionnelles : Terry Riley, La Monte Young et Charlemagne Palestine ont suivi l’enseignement de Pandit Prân Nath, grand maître du raga indien du nord. Beaucoup sont également issus du mouvement Jazz (Steve Reich, La Monte Young).

Le Moog

Fils spaghettis à la sauce Moog.

La naissance de ce mouvement correspond également à l’arrivée des premiers instruments électroniques que les compositeurs minimalistes s’empressent d’incorporer à leurs productions. Les oscillateurs, les filtres et les synthétiseurs analogiques grand public font leur apparition.

En 1968 le Dr Robert Moog révolutionne le marché des synthétiseurs en proposant un modèle abordable et relativement compacte; jusqu’alors, il fallait souvent une pièce entière. Le légendaire – et toujours très convoité – synthétiseur Moog était né.

Le son véhiculé par cet instrument aux « fils spaghettis » fascine, surprend. Il est délicat et même parfois impossible avec les moyens techniques d’aujourd’hui de reproduire fidèlement ces sonorités si particulières, l’analogique rendant à chaque fois le son déclenché par la pression d’une touche sensiblement différent.

De la Tape Music à la Techno minimale.

On retrouve largement l’influence des minimalistes auprès du mouvement rock des années 60 à nos jours : The Velvet Underground se situe en « filiation directe » avec ce courant. Les anglais de Soft Machine reconnaissent en Terry Riley une influence majeure, tant par ses travaux de manipulations de bandes magnétiques que par son approche modale et répétitive de la musique.

Quant au mouvement Techno, le lien est encore plus étroit.
On peut aisément établir des parallèles entre les techniques de composition employées par des producteurs tel que Richie Hawtin ou Surgeon et celles des compositeurs minimalistes, en particulier les systèmes de déphasages employés dans plusieurs des travaux de Steve Reich, l’utilisation de certaines nappes propres à La Monte Young ou les modèles répétitifs de Terry Riley dans « In C ».

Une dizaine de DJ (parmi lesquels DJ Spooky, Alex Smoke et Coldcut) rendaient d’ailleurs hommage à Steve Reich avec l’album « Steve Reich Remixed » (1999) en revisitant quelques-unes de ses plus grandes oeuvres.

Enfin, les allemands de Kraftwerk se produiront le 2 juillet prochain (2009) lors du Manchester International Festival aux côtés de ce même Steve Reich pour une performance artistique qui s’annonce d’hors-et-déjà inoubliable.

Tom Ellis – May 2009 Live Set

Samedi, juin 20th, 2009

Tom Ellis

Myspace : myspace.com/tekengine

Tom vient des collines du nord du Pays de Galles où sa famille l’a très tôt initié à la musique. Très influencé par son frère Joe et son très proche ami Leif, ce Dj et performeur live dont le talent n’est plus à démontrer passe la majorité de son temps à créer son propre style musical : une minimale méticuleuse, riche, deep et funky, résolument tournée vers le dancefloor et produite à une cadence infernale sur des labels tels que Hartchef, Minibar, Logistic, Trimsound ou Mindtours. Son dernier LP sorti le mois dernier sur le -ressuscité- label français Telegraph et intitulé “Sex, Drugs and Sausage Rolls”, est une petite merveille sonore aux atmosphères et aux rythmiques soignées, une rareté de nos jours qui nous fait oublier la médiocrité abondante des titres du genre. Pour se mettre en bouche, Input Selector vous a déniché un petit live enregistré le mois dernier par ce nouveau maître du minimal-groove. A consommer sans modération.

Tom comes from the North Wales hills, where his family initiated him to musicfairly early. He started influenced by his brother Joe and his very close friend Leif. This Dj and live peformer, whose incredible talent is already an accepted factfor everyone, is spending his time to create his own musical style: a rich, deep, funky and meticulous Minimal, definitely dancefloor-oriented and released at a crazy paceon such labels as Hartchef, Minibar, Logistic, Trimsound, Mindtours etc. His last LP out last month on ressucitated french label Telegraph is entitled « Sex, Drugs and Sausage Rolls »,and is kind of a sonorous miracle with extremely well crafted rhythm parts which is rare enough nowadays to be noticed, making us forget about the constant mediocrity of many tracks in this particular style. In order to provide you a bit of taste of this quality stuff, Input Selector dug out this live set recorded last month by this Minimal-groove master, to enjoy with no moderation.

Tom Ellis – May 2009 Live Set [Unavailable now]