IS 099 – Ana [Harry Klein]

octobre 10th, 2011 by Arnaud


Ana… Jeune résidente du Harry Klein (Munich) mais aussi souvenir d’une des soirées les plus réussies musicalement de ma vie. Tout a commencé au Zéro Zéro (Paris) ou Ana nous honorait d’un back to back dantesque en compagnie de Tim Dornbusch (l’un des gars derrière le jeune label Haknam et un des prochains invités de notre podcast). Suite à ce set – qui s’est terminé sur une fabuleuse note à savoir Alva Noto en live au Rex soit la plus grosse claque de ma vie – j’avais donc contacté Ana (ou la seule personne qui danse comme moi) pour qu’elle nous enregistre un set et c’est chose faite ! On pourra dire ce qu’on veut mais certaines femmes savent s’y prendre…

Ana is a young resident dj of the Harry Klein club in Munich, and one of my favourite musical memories of all times. Let me tell you about this night when she was playing at the Zero Zero bar in Paris. She delivered a Dante-esque back to back dj set alongside Tim Dornbush (one of the guys behind the young label Haknam and one of our future podcast guests). This party ended up with Alva Noto playing live at the Rex Club (Paris) with an other big musical slap in the face. My only duty was, after this wonderful night full of discoveries, to contact Ana (or the only person on earth who dances like me) so that she records a wonderful dj set for us, and she did without a doubt.

Artist: Ana | Episode: 099 | Labels: Harry Klein | Info and download here.

Ackryte & Al_pd – Sentantia [Cascade Records]

septembre 24th, 2011 by Arnaud

Release date: 11.10.11
Format: 12″ vinyl / digital
SoundCloud: soundcloud.com/cascaderecords

J’avais découvert Ackryte avec son track Spartacus Swing sorti sur le various Love Exposure que j’ai du écouter pas loin d’une centaine de fois. Il reviendra le 11 octobre aux côtés de Al_pd sur l’excellent label Cascade Records avec un LP intitulé Sententia. Que dire de plus à part qu’une fois de plus c’est une bonne réussite ? Les deux artistes américains nous offrent 8 morceaux d’abstract hip hop aux sonorités jazz. Mon track préféré ? If I May certainement. Sans doute à grâce à ce synthé qui me rappelle avec tendresse le parfait Spartacus Swing.

I discovered Ackryte thanks to his track Spartacus Swing, released on the amazing compilation « Love Exposure ». He will be back on the 11th of october alongside Al_pd on the great imprint Cascade Records, with an LP entitled Sententia. What could we say about this release, its a winning string again, the two american artists deliver 8 excellent abstract hip hop track with jazz influences. My favorite? probably « If I may », thanks to this perfect synthesiser reminding me of the sweet harmonies from « Spartacus Swing ».

IS 098 – Terence :Terry: [La Vie En Rose]

septembre 20th, 2011 by Arnaud


Suite aux nombreuses signatures sur certains des labels les plus prestigieux (Cocoon, 20:20 Vision, Pschent, Robsoul, Freak n’ Chic, Highgrade…) le dj et producteur parisien Terence Benhaim s’est décidé il y a peu de temps à lancer son propre label La Vie En Rose (je vous en parlait d’ailleurs dans le dernier Trax). On a cherché à en savoir un peu plus alors on a posé quelques questions à notre invité d’honneur se faisant désormais appeler Terence :Terry: (autrefois :Terry: tout court) et qui nous offre un set varié et subtil. Une balade musicale dans son univers où la musique est amour visiblement.

Pourquoi avoir décidé de lancer ton label ? C’est quand même une bonne charge de boulot en plus non ?

Je pense qu’arrivé à un certain stade , si le contexte le permet, c’est la continuité de la carrière d’un dj/producteur ayant cherché sa propre définition de la musique au cours de ses années de djing. Depuis mon retour de Londres, je commençais à y penser. Pas mal de jeunes producteurs européens commençaient à m’envoyer des morceaux intéressants, pas spécialement dans le format des plateformes de ventes actuelles..Alors j’ai dit go.

La Vie En Rose. C’est comme ça que tu la voit ?

Je voulais quelque chose de français, je m’imaginais les anglais le prononcer. Et je suis un grand fan de Grace Jones qui rechanta l’orignal d’Edith Piaf. Je trouvais ce titre facile à décliner visuellement, et surtout ça correspondait parfaitement à ma rencontre avec Audrey.

Tu as nommé ton set «influences», peux-tu nous en dire un peu plus ? Quels ont été tes premiers et derniers amours musicaux ?

En fait l’idée de ce mix était de faire un peu un résumé de la musique électronique qui m’a bercé depuis tout jeune jusqu’à maintenant et qui était plutôt techno ou house (Detroit, New York, Chicago) avec des artistes comme Baby Ford, Speedy j, Bobby Konders, Ralph Falcon… et toutes les déclinaisons de cette époque. Dans la deuxièmes partie, il y a des références un peu plus actuelles.

Mes premiers amours, sans parler de mon entêtement pour la black music, étaient justement ce son que j’ai commencé à écouter milieu des années 90 dans les raves parisiennes où les djs mélangeaient cette musique americaine que je vous ai cité, avec des sons plus européens.

Les djs français qui m’ont définitivement le plus influencé à cette époque sont JEROME PACMAN, ARMAND, SONIC…

Aujourd’hui, beaucoup d’artistes bougent beaucoup, qu’est-ce qui t’a poussé à rester sur Paris (et à ne pas t’installer à Berlin comme beaucoup le font) ?

J’ai toujours beaucoup aimé Paris car c’est ici que toute mon inspiration et éducation musicale s’est faite. Mais aujourd’hui, Audrey et moi avions un projet que nous voulions développer en Espagne. Une agence de communication à la fois mode et musique mêlant nos deux univers. Nous nous sommes donc installés à Madrid.
Après, ayant testé Londres qui est une ville géniale, j’avais pensé aussi m’installer à Berlin avec mon ami Dyed Soundorom. Mais je me suis senti définitivement trop latin pour la vie berlinoise, même si la nightlife y est folle.

Le club ou la soirée parfaite pour toi ? Le meilleur public ?

De manière générale, j’aime jouer assez tard dans la nuit. Je pense que le meilleur public que j’ai eu c’était à Fabrick à Londres ou peut être à Goa Madrid..Dans ce genre de ville, les gens sont très impliqués d’un point de vue musical, il y a une réelle culture du clubbing, des références musicales, djs etc…

On te voit le 23 septembre à Nantes pour la Garden Party de notre pote Raphaël (Fragil Musique) t’es chaud ? A quoi pourrait ressembler ton mix ?

Alors je ne peux jamais dire à quoi ressemblera le mix. Par contre ce qui est sûr c’est qu’à chaque fois que Raphael m’a invité c’était génial !!!

After several releases on prestigious labels such as Cocoon, 20:20 Vision, Pschent, Robsoul, Freak n’ Chic and Highgrade, the dj and producer from Paris Terrence Benhaim recently decided to launch his own label called “La Vie En Rose” (which I had the pleasure to introduce in the last Trax Magazine). We had to get more information about this label. So here we asked a few questions to our guest of honor now known as Terence :Terry: who graced us with a varied and subtle set, a nice musical walk where music is (obviously) love.

Why did you decide to launch your own label? It’s a heavy workload you’re adding to your agenda, isn’t it?

Well, I’ve been thinking that, at one point, if the context allows it, it’s the extention of a dj/producer’s career who always looked for his own definition of music during all these years of activity. After my come back from London, I was starting to think about it. Several young European producers were starting to send me interesting tracks, not necessarily corresponding to the formats available on the “market” these days. So I said Let’s go.

“La Vie En Rose” is it how you see life?

I wanted a French name, I was having fun imagining English people pronouncing it. But im also a great fan of Grace Jones who did a cover of the original song from Edith Piaf. I thought the title was easy to transcript visually.

You named your last set “influences”, can you give us a few more explanations? What were your first and last musical passions?

The initial idea was to summarize the main electronic music tunes that influenced me from my young days until now. It was mostly Techno or House music back in the days as you can imagine, (Detroit, New York, Chicago) with artists such as Baby Ford, Speedy j, Bobby Konders,, Ralph Falcon.. And after all those from the early times, the second part is filled with more recent and inspiring tracks.
My first loves, without forgetting to mention my passion for black music, were those I discovered in the 90,s in first raves organized in Paris when DJs were mixing these American artists with more European influences. From these days, my favorite acts in France were Jerome Pacman, Armand, Sonic…

Nowadays, more and more artists start moving all around the place, why did you decide to stay around Paris (and not move to Berlin, like many DJs do)?

I always loved Paris, Its here that my musical inspirations and educations are from. Nowadays, Audrey and me have a project we want to develop in Spain. It’s a communication agency, blending both of our universes, fashion and music. We recently settled in Madrid for this project.
Also, after trying London, which is an amazing city, I thought about moving to Berlin with my friend Dyed Soundroom. But in the end, I felt way too Latin for the way of life, although the nightlife there is just crazy.

What is the perfect club in your opinion? Or the best audience?

I mostly prefer to play late sets, then I reckon that the best crowd I could experience was at Fabric in London, or maybe in Goa Madrid. In these cities, people are very involved musically, with a true club culture and references, making it even more interesting.

We will have the pleasure to see you on the 23rd of September in Nantes for the Garden Party of our friend Raphael (Fragil Musique). Are you pumped for this occasion? What could your mix sound like?

I can never tell how my sets will sound, but what I am definitely sure about is that every time Raphael invited me, the party was amazing.

Artist: Terence :Terry: | Episode: 098 | Labels: La Vie En Rose | Info and download here.

IS 097 – A.P [Ghost Sounds]

septembre 8th, 2011 by Arnaud


L’artiste que nous accueillons aujourd’hui est suédois. Il nous vient tout droit de Stockholm. Ce dj et producteur est aussi le boss du label Ghost Sounds. Il a déjà produit plusieurs albums et EPs sous le pseudo relapxych.0 et sous divers autres noms comme Skyscaper. Vous pourrez notamment entendre son remixe pour Deer ainsi que sa dernière sortie sous le nom de Skyscaper : un superbe track intitulé Shaping The Sky sorti l’année dernière en vinyle et qui vient de sortir en digital. Anders Peterson alias A.P nous livre un voyage à travers dub techno, drone, idm et quelques influences trip hop. On a tout particulièrement adoré les morceaux d’Athées et Andrea Porcu. De belles découvertes !

The artist we are proud to welcome today is Swedish. Straight from Stockholm, this Dj and Producer also is boss of the label Ghost Sounds. He already produced several albums and EPs under the aliases relapxych.0 or Skyscraper. You will soon be able to hear his new remix under the name Skyscraper : a wonderful track named Shaping The Sky released last year on vinyl, that just went out on digital format. Anders Peterson aka A.P delivers a journey through dub techno, drone, idm and several trip hop influences. We particularly enjoyed the tracks from Athées and Andrea Porcu, two great discoveries.

Artist: A.P | Episode: 097 | Labels: Ghost Sounds | Info and download here.

IS 096 – Max Essa [Jansen Jardin]

août 23rd, 2011 by Arnaud


Originaire de Londres mais maintenant basé à Tokyo, Max Essa a fait ses débuts sur le légendaire Warp Records en 1993. Durant les années 90 il a signé de nombreux disques sur les fameux labels house Paper Recordings et DiY Discs. Il a récemment reçu beaucoup d’éloges pour son travail sur l’écurie Bear Funk. En 2006 c’est son maxi Midnight Garden qui est plébiscité, combinant guitare et son baléarique dans un esprit résolument disco, voir cosmique. Depuis il a mis ses talents de remixeur à contribution sur des productions de Cantoma (Leng), Coyote (Is It Balearic?), 9dw (Ene Records) et Sorcerer (Tirk). Max a produit deux LPs en solo pour Bear Funk (‘Continental Drift’ en 2009 et ‘White Shoes Blue Dreams’ en 2010) tout comme des collaborations avec Stevie Kotey sur le LP Soirée avec ‘Zim Zim Zah Zah’.

En 2010 Max sort sur Is It Balearic? ‘Panorama Suite’, un morceau épique et réussi car il dure 20 minutes. Sur l’autre face du single c’est le morceau ‘Uptown Vibration’ remixé par Mark Seven, un morceau qui a conquis le ‘Furtive Fifty’ DJ History dans les meilleurs morceaux de l’année. Max crée la même année son propre label, Jansen Jardin, qui comprend ses propres productions et celle du chanteur japonais Yuki Suzuki.

En 2011 ses morceaux paraissent sur Bear Funk, Is It Balearic?, Feel Music, Needwant et Jansen Jardin. En avril il a lancé sa propre soirée intitulée Higher Ground, soirée qui se déroule au Loop à Ayoma, mais Max joue aussi dans les meilleurs endroits underground de Tokyo. Ses mixes sont construit autour de la deep house, du disco, de rock funky et d’une touche de Leftfield.

Originally from London, but now based in Tokyo, Max Essa made his debut on the legendary Warp Records in 1993. Throughout the ‘90’s he recorded for seminal house music labels, Paper Recordings and D.i.Y Discs. Recently he has gained much praise for his work on the Bear Funk label. The acclaimed Midnight Garden E.P in 2006 combined Max’s guitar work with a slower, ‘balearic’ sound, which was in tune perfectly with the resurgence of all things ‘cosmic’ and disco. Since then he has remixed a whole host of artists including Cantoma (Leng), Coyote (Is It Balearic?), 9dw (Ene Records) and Sorcerer (Tirk). Max has produced two solo L.Ps for Bear Funk (‘Continental Drift’ in 2009 and ‘White Shoes Blue Dreams’ in 2010) as well as collaborating with Stevie Kotey on the Soiree L.P, ‘Zim Zim Zah Zah’.

In 2010 Max released the hugely successful twenty-minute epic, ‘Panorama Suite’ on
Is It Balearic? The record’s flipside, ‘Uptown Vibration’ remixed by Mark Seven, gained a place on the DJ History ‘Furtive Fifty’ round up of the best tracks of the year. 2010 also saw the launch of Max’s own label, Jansen Jardin with releases from both Max himself and Japanese singer, Yuki Suzuki.

2011 is set to be an even busier year with releases on Bear Funk, Is It Balearic?, Feel Music, Needwant and Jansen Jardin. In April Max launched a new regular party, ‘Higher Ground’, at Loop in Aoyama and most weekends can be found DJing at some of Tokyo’s best underground venues. His sets encompass everything from deep house and disco to funky rock and leftfield oddities.

Artist: Max Essa | Episode: 096 | Labels: Jansen Jardin | Info and download here.

Zavijava Orchestra – Rivers Of The Light [Mu-Psych Music]

août 16th, 2011 by Arnaud

Release date: 1986
Format: K7

Sans vouloir rentrer dans le perpétuel débat du « c’était mieux avant », un désagrément doit tout de même être soulevé quant à la surproduction musicale actuelle : lorsque l’on tente de suivre cette masse considérable de sorties pour ne pas louper de pépites, on a parfois du mal à revoir ses classiques, à dénicher la perle rare dans les nombreuses années qui ont précédé notre venue au monde et l’éveil de notre perception auditive. C’est donc sans tarder, à l’écoute de ce chef-d’œuvre, que je me suis imposé de vous présenter Zavijava Orchestra et Rivers Of The Light, leur magnifique LP sorti en 1986 sur le label Mu-Psych Music, division de Futurehealth, leader mondial dans les domaines de la santé psychologique, la rétroaction biologique et les technologies de l’esprit. Zavijava est un duo synergique de musiciens formé par Charles Townsend et Christopher Faris. Parmi la liste des nombreux instruments et machines utilisées dans le dressement de ces sept merveilles se trouvent quelques synthés comme le fameux Juno-60, le Yamaha DX7, l’Oberheim Xpander et l’Ob-8 accompagné de l’Oberheim DSX ainsi que l’Ensoniq Mirage. Ont aussi été utilisés un piano acoustique, une harpe, une contrebasse, un vibraphone, un violon, un carillon à vent, une cymbale et un enregistreur. Cet album harmonique est le fruit d’un travail et d’une créativité que l’on retrouve rarement aujourd’hui.

Without coming back the eternal debate related to the saying “it was better before”, some little things still have to be reminded. As an example, in the overcrowded recent music boom, when you try to constantly follow the new masses of releases, it gets hard to review the classical tunes to find rare beauties from the times before we started understanding musical sweetness. From the time I heard this magical record I knew I had to introduce you to Zavijava Orchestra and Rivers Of The Light. Their wonderful ep on label Mu-Psych Music, a division of Futurehealth the world leader in psychological health, biological retroaction and spirit technologies. Zavijava is a great blend of the two musicians Charles Townsend and Christopher Faris. The list of instruments they use includes the famous Juno-60 , the Yamaha DX7, Oberheim Xpander, the Ob-8, along with the Oberheim DSX as well as the Ensoniq Mirage. An acoustic piano, harp, double bass, violin and other “real” stuff were also used, to produce a very harmonic album, fueled with a creativity very hard to find nowadays.

IS 095 – Jefferson Velazquez [Terpsichóré, Etoka Records]

août 1st, 2011 by Arnaud


Prodige pour certains et inconnu par d’autres, le « vinyl addict» barcelonais Jefferson Velazquez, créateur de l’excellent label Terpsichóré, s’invite enfin chez nous ! Vaporisant les dancefloors depuis 2009 (sa première sortie vinyle) d’une deep-house soignée s’aventurant du funk à l’acid-house, Jefferson nous avait surtout marqué par son génialissime remix de Brotherhood d’Ivel Tax, rappelant la patte du grand Motor City Drum Ensemble. Ce set prend au tripes alors ne tentez pas de vous contenir en l’écoutant. Montez simplement le son et délectez vous de cette envoutante heure sonore !

He’s a prodigy to some, unknown to others. This vinyl addict from Barcelona, the creator of the excellent label Terpsichóré, is finally invited to ours, may we introduce Jefferson Velazquez. Vaporizing dancefloors since 2009 ( his first vinyl release) with finely crafted deep-house venturing from funk to acid-house. Jefferson infected us with his genius remix of the track Brotherhood from Ivel Tax, reminding us of the special touch of Motor City Drum Ensemble. This set moves you, so don’t try to contain yourself while listening to it. Just raise the volume and delight yourself with this enchanting hour of music.

Artist: Jefferson Velazquez | Episode: 095 | Labels: Terpsichóré, Etoka Records | Info and download here.