Archive for mai, 2010

Mathias Kaden – Studio 10 Remixes #2 [Vakant]

Lundi, mai 31st, 2010

Release Date : 21.06.2010
LabelCode : VR07
Format : 12″ Vinyl / Digital

Après la sortie du premier opus (Dj Koze et AFFKT) le mois dernier, voici une autre sélection de remixs splendides en provenance de l’album fortement acclamé de Mathias Kaden ‘Studio 10′.

La face A présente un remix par les amis de longue date de Mathias, Luna City Express et Matthias Tanzmann, qui ont retravaillé l’interlude disco de 36 secondes ‘Roots’ pour en faire un hit house à part entière.

Sur la face B, les collaborateurs de ‘Studio 10′ Florian Schirmacher, Henrik Raabe & Jakob Seidensticker et leur projet ‘Wareika’ retravaillant ‘State Of Statsis’ (avec les chants de Gjaezon). Wareika réussit à tourner ce morceau aux influences de Detroit dans quelque chose de fou venant d’ailleurs… à vous de vous laisser porter.

After dropping the first package (Dj Koze and AFFKT) last month, here’s another set of splendid remixes for Mathias Kaden’s highly acclaimed album ‘Studio 10’.

The A side sees a remix by Mathias’ long time friends, Luna City Express and Matthias Tanzmann, who reworked the 36 second disco interlude ‘Roots’ to a full length house hitter.

On the B side ‘Studio 10’ collaborators Florian Schirmacher, Henrik Raabe & Jakob Seidensticker and their Wareika project reworking ‘State Of Statsis’ (featuring vocals from Gjaezon). Wareika manages to turn this Detroit influenced tune into something crazy from outer space.. so get with it.

Myspace : http://www.myspace.com/vakant
Label : http://www.vakant.net

Interview Alex & Laetitia [Karat Records]

Mercredi, mai 19th, 2010


Salut à vous deux, tout d’abord merci de nous avoir accordé cette interview. Pouvez vous vous présenter en quelques mots, retracer un peu votre parcours, votre rencontre ?

Bonjour, pour faire court en ce qui concerne notre couple nous sommes ensemble depuis une quinzaine d’années et nous avons monté Katapult et tous les projets ensemble.

Laetitia : Notre parcours professionnel commence en 1996 avec l’ouverture de notre première boutique de disques à Rouen (76) où nous sommes restés 3 ans, nous avons ensuite décidé de partir et d’aller ouvrir notre magasin à Paris afin d’avoir plus de visibilité pour notre premier label qui s’appelait Katapult. C’est en 1999 que nous ouvrons Katapult à Paris et que nous rencontrons Ark. Grâce à cette rencontre nous avons créé le label Karat qui deviendra notre unique label et sur lequel vous pouvez retrouver les artistes comme Chloé, Krikor, Philippe Cam, Guillaume and the Coutu Dumont, The Mole, Sonja Moonear, Portable, Mikael Weill, Feadz, Oizo et bien d’autres. Jusqu’en 2005 nous cumulons l’activité de disquaire, de promoteur et de label mais la conjoncture à cette époque ne nous permet pas de garder la boutique Katapult , nous fermons en juillet 2005 et nous nous concentrons alors sur le label, notre travail de dj et les soirées. Aujourd’hui nous avons de nouvelles signatures comme Dolibox et Eddie C dont nous sommes extrêmement fiers, nous ressortons cet hiver une compilation avec : Baby Ford, The Mole, Ark, Sonja Moonear, Dolibox… et l’album de Dolibox « Fake is Beautiful » qui sera je pense considéré comme un des grands albums de musique éléctronique de l’année prochaine et enfin nous venons de créer une agence de Booking « Karat Booking Agency » dans laquelle Le K, Dolibox, Antislash, Philippe Cam, Alex de Katapult et moi même sommes présents

A quel âge votre amour pour la musique et l’envie de le faire partager a-t-il débuté ?

Laetitia : Ma passion est assez tardive, j’ai toujours écouté de la musique mais c’est avec l’arrivée de la musique électronique et les raves que tout s’accélére. Cette musique m’hypnotise, j’ai commencé à acheter des vinyls à l’âge de 18 ans, aujourd’hui je me nourris de beaucoup de musique chaque jour, j’achète et j’écoute du jazz, du funk, du disco, de la house, de l’electro et bien d’autres choses… Je suis devenue une boulimique, je continue d’acheter une dizaine de disques par semaine et j’ai eu envie de faire partager ma passion dès l’âge de 20 ans en ouvrant avec Alex notre boutique.
Alex : Mes parents tenaient une boite de nuit, j’y ai organisé des boums à 11 ans, enregistré mes premières cassettes etc… J’ai ensuite eu entre les mains les « french kiss » « promised land » « rock to the beat » quand ils sont sortis, là j’ai crû comprendre que quelque chose allait arriver ! Puis j’ai organisé là-bas mes premières fêtes techno en 92.

Votre carrière musicale vous a amené à découvrir des clubs, à faire la rencontre d’artistes de renommée internationale et beaucoup de choses encore, quels sont les meilleurs souvenirs que vous gardez ?

Laetitia : J’ai beaucoup de souvenirs mémorables , je dirais que les meilleurs moments sont ceux où l’on partait avec le staff Karat en tournée, là c’est génial d’être avec ses amis, de jouer dans des pays différents, on se marre tellement, ça unis beaucoup les gens, on garde plein de moments incroyables. La plus grande folie se sera une tournée entre Berlin et Jena avec Dolibox, Julien Caviste, Ark, Mikael Weill et Alex on s’est retrouvé dans des situations tellement folles que trois ans plus tard lorsqu’on s’en reparle on en rit encore… et pour le club ce sera bien évidemment comme pour pas mal de djs qui ont eu la chance de jouer làbas le Robert Johnson à Offenbach, le son est juste hallucinant, c’est un cube conçu pour la musique, rien que la musique, c’est trop bon de jouer sur leur table de mixage, elle n’a pas de tranche mais des gros boutons pour mixer, c’est une RANE. Lorsque tu joues avec ça tu as l’impression d’être aux commandes d’un vaisseau spatial.
Alex : Pas de souvenirs en particulier, mais un constat intéressant, que les gens authentiques ne changent pas avec le succès ni avec le temps qui passe.

Vous mixez la plupart du temps à deux il me semble, comment vous organisez vous pour vos sets ? Souvent en ping pong ? Comment ça se passe ?

Laetitia : On ne mixe jamais ensemble, on ne s’entend pas du tout lorsque l’on fait un ping pong, une catastrophe. Nous jouons très souvent dans les mêmes soirées mais c’est tout…. On a tous les deux un style différent.
Alex : Chacun mon tour.

On sait que pour les disquaires les temps sont durs avec l’avènement du digital, à Nantes, le dernier encore en vie à fermé ses portes il y a peu de temps. Vous qui avez tenu un shop, que pensez-vous de cette commercialisation massive de la musique digitale ?

Laetitia : Je ne suis pas contre la vente de digital pour une écoute domestique, chacun fait ce qu’il veut chez lui, en revanche je déteste voir des gars mixant avec du serato et autre logiciel, je comprends le côté pratique de la chose lorsque l’on voyage mais mis à part ça je trouve d’une que le son est beaucoup moins bon même si certains essayent de faire croire le contraire et que la démarche n’est pas du tout la même que le fait de se déplacer chez son disquaire. Là bas on rencontre des gens, on discute des disques que l’on achète, on se fait découvrir des morceaux, on parle des pochettes, des artistes qui ont fait le disque… Pour ma part, je refuse de faire jouer des djs qui ne jouent pas du vinyls, c’est une question d’éthique… je suis un grand dinosaure et fière de l’être.
Alex : Je pense que les meilleurs djs jouent toujours sur vinyl.

Comment gérez vous votre label, Karat ? Avez vous une répartition des tâches précise et pouvez vous nous parler des sorties à venir, il me semble que Dolibox va sortir son album prochainement ainsi qu’un EP de Ark ?

Laetitia : Karat demande beaucoup de travail, surtout pour la promotion, c’est un travail de longue haleine . Pour la direction artistique nous décidons à deux de ce qui sortira chez nous.

Je m’occupe essentiellement de la promo, de la fabrication, des relations avec les artistes, Alex écrit toutes les bios, les textes de promotions, etc….

Pour les sorties à venir, comme je le disais au dessus nous sortons cette année le premier album de Dolibox – fake is Beautiful qui est un très beau projet dont je suis super fière, nous sommes actuellement en train de tourner le clip qui illustrera l’album…. s’en suivra une nouvelle compilation avec des grosses pointures de la scène et bien entendu des maxis, le prochain étant une nouvelle signature : MZKBX qui va certainement faire parler de lui dans peu de temps car sa musique est juste….. incroyable… je vous enverrais vite la promo :)

Nous ne sortons plus de maxis régulièrement simplement parce que en ce moment j’entend tellement de bon disques chez mon disquaire (Blaise) qui a une super bonne sélection que je ne veux surtout pas proposer quelque chose de moyen… Actuellement des gars pas forcément connus font de la musique énorme, ça met la barre haut, ça change de la deep house de merde que l’on bouffe depuis quelques années… c’est tellement agréable de pouvoir acheter autant de disques et de renouveler son bac

Vous recevez Ricardo Villalobos chaque année pour vos soirées Katapult. J’imagine que vous devez avoir une relation privilégiée avec lui. Comment vous êtes vous rencontrés ? Qu’est ce qui vous fascine le plus chez lui ?

Laetitia : Nous nous sommes rencontrés lorsque nous avions à peine 20 ans, il travaillait chez Newton (défunt distributeur allemand situé à Offenbach), nous étions clients chez eux, nous allions là bas toutes les deux semaines. Au début nous ne savions pas qui c’était et deux trois ans plus tard alors qu’il avait quitté Newton pour se consacrer à sa carrière de dj et producteur, nous l’avons revu. On lui a donc demandé quel était son nom de dj… et oh surprise c’était Ricardo qui n’était pas encore connu à l’époque mais qui faisait de super beaux morceaux et déjà des mixes endiablés. Nous l’avons donc fais jouer à Paris et aujourd’hui grâce à sa fidélité nous sommes en effet des privilégiés car nous avons la chance de le faire venir chaque année dans nos soirées.

Je ne suis pas fasciné par Ricardo, nous sommes des amis et défendons les mêmes valeurs. C’est certainement pour ça qu’il nous aime bien.

Alex : Voir question 3.

Vous avez chaudement recommandé le live de Bodycode à Raphael pour sa programmation Fragil. Le live est parait-il impressionnant. Quelques mots sur votre ressenti ?

Laetitia : Portable est un des producteurs les plus talentueux qui soit, il suffit de voir les labels sur lesquels il travaille pour s’en rendre compte. Il est d’abord rempli d’humour, il peut-être très drôle à voir scéniquement (la dernière date que j’ai fais avec lui il avait emmené un micro en forme de baguette de princesse) c’était assez comique. Quand à la musique, Portable a un son bien particulier, assez tribal mais sans utiliser de percu, il emmène les gens super loin. Il y a un groove de folie dans sa musique… c’est dansant , prenant, vous risquez d’être conquis !

Alex : La très haute technologie au service de l’émotion, le sérieux et le fun, le chaud et le froid…

Qui auriez vous envie de voir jouer prochainement ? Quels sont vos favoris parmis les artistes actuels ?

Laetitia : Actuellement je suis très intéressée par SKUDGE, ce sont deux Suédois qui ont sorti deux maxis sur leur propre label et un autre sur le label Alphahouse. Nous montons un festival cet hiver à Paris et ils seront présents. Ils ne jouent qu’avec des machines : Tr-909, SH-101, Future Retro XS, Doepfer MAQ16/3, Akai MPC-50, vu la musique qu’ils produisent, j’ai hâte de voir le live.
Alex : Voir le programme des prochaines soirées Katapult !

En trois mots votre ressenti sur Perlon ? Votre label préféré ?

Laetitia : Je suis très admirative du label Perlon, en effet, c’est surtout le parcours de Zip, boss du label, qui m’impressionne, ce gars n’a jamais fait un faux pas, il fait partie des artistes que je respecte le plus, c’est un grand homme. Je le considère comme le grand manitou de cette scène musicale en fait. J’aime la façon dont sa carrière se poursuit, le gars est super discret, ne jure que par la qualité, ne fait aucun compromis, on n’en entend jamais parler mais il joue tout le temps, partout, tout le monde le respecte et en effet son label ne fait quasiment jamais de fausse note.
Alex : Je n’ai pas de label préféré, mais celui-ci est assez constant, sa démarche assez singulière, pas de promos, pas de web etc…

Que pensez vous du gros buzz qu’il y a eu sur Wolf + Lamb en 2009 ?

Laetitia : Je ne sais pas quoi penser, je ne me suis pas intéressée au phénomène, d’une façon générale je trouve que beaucoup de choses font beaucoup de bruit pour rien et je m’intéresse peu à la scène deep house actuel. Je trouve que c’est une musique insipide et sans saveur, je ne prend pas de plaisir à écouter ce genre de son.
Alex : Première fois que j’en entends parler !

Des petits labels que vous affectionnez ?

Laetitia : Skudge, Naif records, Uzuri records, Atavisme, y’en a d’autres.
Alex : Quintessentials, Musique Risquée, 3024, Prime Numbers.

Le coup de coeur du moment ?

Laetitia : J’aime bien la clique de Jus’ed mais aussi Trus’me, Linkwood, Eddie C, ainsi que Skudge que j’ai déjà cité.
Alex : Escape from New York « Fire in my heart »

Encore merci d’avoir répondu à nos questions, rendez-vous le 21 au Calysto ! Le mot de la fin ?

Laetitia : Heureuse de venir jouer à Nantes :) merci !!
Alex : Hâte de découvrir Nantes, où je ne suis jamais allé !

IS 051 – Laetitia [Karat, Katapult]

Mercredi, mai 19th, 2010

A l’occasion de la prochaine soirée Fragil, Alex & Laetitia de Karat Records se sont adonnés à répondre à quelques questions. Nous vous laissons découvrir cette interview très intéressante accompagnée du dernier épisode de notre podcast enregistré spécialement par Laetitia.

On the occasion of the next Fragil party, Alex & Laetitia from Karat Records devoted to answer some questions. We let you discover this interview accompanied with the lastest episode of our podcast recorded specially by Laetitia.

Curle 25 – So Far (So Good) [Curle Recordings]

Mardi, mai 18th, 2010

Release Date : 14.06.2010
Format : 2xCD

Lancé en 2006 par le belge Dj fader, Curle Recordings fonctionne comme une source en ce qui est de la deep techno et au delà. Les premières sorties d’artistes tels que Mark August, Dub Kult, Efdemin et Anthony Collins on ouvert la route à Curle vers le succès, se voyant également playlistés par Sven Väth et Richie Hawtin dans leurs propres compilations.

2008 à marqué la sortie du premier CD de Curle « Carry On, Pretend We’re Not In The Room », mixé par leurs proches de longue date, Efdemin. Le set a été sélectionné par Resident Advisor comme le meilleur CD mixé des dix dernières année.

En 2009 Martyn, Soulphiction et Convexion prirent parti à la famille Curle avec le remix d’ Efdemin « Acid Bells » par Martyn, conférant au label sa première tuerie d’un autre style, gagnant le support de divers artistes comme Marcel Dettman, Boys Noize, Gilles Peterson et Mr. Scruff.
Après avoir été pendant quatre ans un label en marge, « So Far (So Good) » n’est pas vraiment un « best of » mais un double disque regroupant les meileurs tracks sortis par Curle jusqu’à maintenant.

Launched in 2006 by Belgian DJ Fader, Curle Recordings functions as a source for all things deep techno and
beyond. Early releases from artists like Mark August, Dub Kult, Efdemin and Anthony Collins, saw Curle shoot to success, with Sven Väth and Richie Hawtin licensing Curle tracks for their own mix compilations.

2008 marked the release of Curle’s first CD – ‘Carry On, Pretend We’re Not In The Room’, mixed by long-standing Curle affiliate,
Efdemin. Released to international critical acclaim, the mix was selected by Resident Advisor as one of the top mix CDs of the past decade.

2009 brought Martyn, Soulphiction and Convextion into the Curle family, with Martyn’s remix of Efdemin’s ‘Acid Bells’ providing the label with its first crossover hit, earning support from artists as diverse as Marcel Dettman, Boys Noize, Giles Peterson, and Mr. Scruff.

Fader – Curle 25 Mix

IS 050 – Tom Ellis (Live) [Trimsound, Telegraph]

Mardi, mai 18th, 2010

Tom vient des collines du nord du Pays de Galles où sa famille l’a très tôt initié à la musique. Très influencé par son frère Joe et son très proche ami Leif, ce Dj et performeur live dont le talent n’est plus à démontrer passe la majorité de son temps à créer son propre style musical : une minimale méticuleuse, riche, deep et funky, résolument tournée vers le dancefloor et produite à une cadence infernale sur des labels tels que Hartchef, Minibar, Logistic, Trimsound ou Mindtours.

Son dernier LP sorti l’année dernière sur le -ressuscité- label français Telegraph et intitulé “Sex, Drugs and Sausage Rolls”, est une petite merveille sonore aux atmosphères et aux rythmiques soignées, une rareté de nos jours qui nous fait oublier la médiocrité abondante des titres du genre. Son prochain album « French For Clouds » sortira prochainement sur Telegraph. Pour se mettre en bouche avant la sortie de son prochain album French For Clouds qui sortira également sur Telegraph, Input Selector vous propose de découvrir le cinquantième épisode de son podcast, un live excellent enregistré spécialement pour nous par ce maître du minimal-groove. A consommer sans modération.

Tom comes from the North Wales hills, where his family initiated him to musicfairly early. He started influenced by his brother Joe and his very close friend Leif. This Dj and live peformer, whose incredible talent is already an accepted factfor everyone, is spending his time to create his own musical style: a rich, deep, funky and meticulous Minimal, definitely dancefloor-oriented and released at a crazy paceon such labels as Hartchef, Minibar, Logistic, Trimsound, Mindtours etc.

His last LP out last year on ressucitated french label Telegraph is entitled « Sex, Drugs and Sausage Rolls », is a kind of sonorous miracle with extremely well crafted rhythm parts which is rare enough nowadays to be noticed, making us forget about the constant mediocrity of many tracks in this particular style. In order to provide you a bit of taste of his next album « French For Clouds » to be released also on Telegraph soon, Input Selector purpose you to discover the fiftieth episode of his podcast, an amazing live set recorded specially for us by this Minimal-groove master, to enjoy with no moderation.

Interview :

Hi Tom, first could you say a few words about yourself and your music ?

Hey guys, yeah sure. I was brought up in Wales (UK), with a great family who i’m very close to, and who’ve inspired me and supported me my whole life. My Dad & Brother’s record collections were amazing as i was growing up, so I was exposed to a massive variety of amazing music. My dad has always had musical things around the house, so i was lucky to have access to weird FX units and drum machines and stuff when i was a kid. I started off learning guitar and slowly got into sampling and computer sequencers and stuff. My brother gave me my first PC and i was instantly fascinated. Since then, there haven’t really been many days where i’ve been away from the screen! haha. I love it! I love learning and experimenting with the endless possibilities.

You are the co-founder of the label Trimsound, created in 2004 for your productions as well. Where did the idea of starting your own imprint started? Was it created to fill a gap as there were not many labels like yours before? Is this music better known nowadays than it used to be in the past?

I’ve always been quite detached from « the scene », so i’ve never really had a good idea of what other people are doing. So at the time i dont think i realised that we were doing anything that different, it just seemed like a good way to get our music out there and for us to be able to make the choices of what gets released. In the early years of 2000, I got to play some of my early productions at parties with people like Leif, Steevio (Mindtours), my brother Joe and a few other friends, and some of the stuff i was doing seemed to work. So after Leif and I made our debut release on Mindtours, in 2003 i think, Steevio’s positive vibes and encouragment gave us the confidence to try and launch our own label. A lot of it has been down to Leif though, he’s much better at business things than i am. If he hadn’t made such a wicked effort, i’d probably still be talking about the idea of starting a label now! And i think Leif probably had more of an idea of how Trimsound would fit into the industry than i did. In Wales at that time, there didnt seem to be much call for what we were doing, people were into really hard and fast techno and trance, but for sure it’s better known these days than it was then. We used to play in some very empty clubs back then, but now there’s loads of promoters bringing this kind of music to Wales.

You received a guitarist formation. The sound you make seems to come very straight out of these bassist skills you have, which highlights the quality and the unique sound of your music. Some people would say that « electronic music producers are fake musicians » or that electronic music is a « minor art ». What’s your point of view about this?

Thanks for your kind words. I guess it’s an interesting time now, when people don’t need training in music theory in order to make music. Some interesting things could happen. I don’t think there’s anything fake about electronic music producers at all, but i think nowadays it’s easier for people to create and release music, so we’re exposed to the whole spectrum of musical abilities – i guess that could lead people to have jaded views on certain types of music. Some people are really pushing some boundaries with electronic music, and i guess sometimes an ignorance or disregard of traditional methods could be exactly what’s needed to change the rules and help move things forward. But i think you can always tell how well a producer understands music theory, or whether they’ve learnt to play an instrument or not, and for me it always seems to stand out when someone displays a good understanding.
In one sense, i guess the electronic musician has to be more skilled than musicians in the past. They take on the role of musician, engineer, producer and composer all at the same time.

Year 2007 seems to be a milestone for your career, with a serie of releases on well-known labels such as Morris-Audio, Moon Harbour, Floppy Funk or french labels Frankie and Logistic. What change did it bring to your productions? Did it give you the opportunity to launch something new, to get rid of a few rules?

It definitely made me think about what i was doing a bit more. I suddenly realised people were hearing what i was doing, and that maybe i should take a little more time over my work. At first i was just trying to entertain myself. I didn’t really think most of what i was sending out would get picked up and released, so it was quite weird when i suddenly realised how much of my music was getting out there that year. I got loads of bookings because of those releases though, although i dont think i was quite ready to play out so much; I was playing a lot of unfinished work, sometimes it worked and sometimes it didnt, but it was a great learning experience, and it led to getting a better idea of what people like to hear on the dancefloor. So yeah, it pushed me to try and think about what i was doing a bit more, both live and in the studio.

Once out of the studio, live takes a great place in your artist life. Could you tell us more about the « Trimsound Live » project you created with Leif?

I love playing the trimsound live stuff. For the setup; Leif & I have a laptop each running ableton with a few controllers, i have a bass guitar and leif has a conga; and we play mostly live mixes of our own tracks, but with a few cover versions and remixes thrown in too. It’s so much fun playing bass in a club, and it always gets a good reaction. And it’s always more fun having someone to travel with and share the experiences with too. We’ve had some amazing trips playing around Europe, and even as far as Tokyo. But recently, we haven’t had much time to work on it as much as we’d like to though. We’re living at different ends of Wales at the moment, but i’m sure we’ll get back on it again soon.

Have you got some projects you’re working on at the moment? Releases to come?

I’ve just finished another album which will go out on trimsound digital soon, there’ll be some remixes from Leif, Keinzweiter, Ed Arcade & Paradroid and Ana+one, and some good mates from Twaddle (Leeds) will be doing some remixes too. I hope people like it, there’s a bit of a downtempo feel on the album, which i thought would be nice for a summer release. I think Artistika (Naples) will be releasing a single from the album on vinyl soon too.

I’m working with a couple of new singers at the moment, so there could be some interesting new tracks coming soon. I’ve got ideas for getting a live show together with vocals, drums and percussion, and bass guitar,or something along those lines, maybe a project with a new name and some new styles, i dont know for sure yet but i’d love to try and do something a bitmore challenging.

I’ve also been doing a few remixes recently. There’s one on Neovinyl, that’s just been released, that’s getting some great feedback at the moment.

Could you tell us a few tracks or artists who influenced your productions mostly?

Matthew Herbert and Jazzanova have always really inspired me. And I’ve recently been getting into Little Dragon a lot, they’re amazing. Moodymann too, love his stuff. There’s so many tracks that have changed my life though, too many to mention really. But i dont really listen to much dance music for some reason, it’s usually funk or jazz. Every tune i post on my facebook page has had a massive influence on me, so find me on there if you really want to know the tracks ;-)

One last word for our Input Selector followers?

Thanks for taking an interest in what i do :)

Huge Thanks Tom for this interview !

No problem, thank you for the oppertunity and support guys. Keep up the good work!

Art Bleek – The Real Thing EP [Sharivari Records]

Lundi, mai 17th, 2010

The Real Thing EP [Sharivari Records]Release Date : Begining of May 2010
Label Code : SHV002
Format : 12″ / Digital

FR La deuxième sortie du label français Sharivari Records provient du musicien parisien Art Bleek qui a déjà travaillé pour Rush Hour, Room with a view, Loungin’Recordings, Resopal et Connaisseur.
Sur la face A, « The Real Thing » is un chef d’oeuvre au goût funk, commençant par de formidables accords deep évoluant vers un morceau funk et sexy house, tandis que « Midnight Marauders » is pure accélérateur funk avec un gros « clap », une « bassline » funky et un vocal sauvage.
La face B propose un remix de « The Real Thing » signé par le producteur Suisse Agnès qui conserve la touche original du morceau mais avec un gros travail façon house. Enfin, « Little Hollyword », ferme cet EP avec un groove minimal et hypnotique qui rappelle le meilleur du Jazz.
« This is the real thing » ou « c’est une chose réelle » ! Limité à 300 exemplaires de vinyles colorés !

EN Second release on Sharivari Records, coming from Parisian musician Art Bleek, who already worked for Rush Hour, Room with a view, Loungin’Recordings, Resopal or Connaisseur.
On the A side, The Real Thing is a funk-flavored masterpiece, starting with gorgeous deep chords and evolving into a funky and sexy house track, while Midnight Marauders is a straight P-funk smasher, with big clap, funky bassline and wild vocals.
The B side features The Real Thing remixed by Swiss producer Agnès, who gives to the original track his usual magic touch with a building house rework. At last, Little Hollywood closes the EP with a hypnotic and minimal groove that reminds the best work of Cobblestone Jazz.
This is the real thing ! 300 limited coloured vinyl copies.

Glimpse – Runner [Crosstown Rebels]

Mercredi, mai 12th, 2010

Release Date : 24th May 2010
LabelCode : CRMCD010
Format : 12″ Vinyl / Digital

Le producteur le plus avant-gardiste et prolifique du moment, et d’ailleurs un des plus fervents, sort son premier album sur le label Crosstown Rebels : Glimpse.

“Runner”, le titre de l’album, est un album vraiment très riche et inspire, jonglant entre jazz et soul, house et techno, créant ainsi quelque chose d’innovant et envoûtant. Déjà en vogue sur DJ Mag et Mixmag, « Runner » est une très belle entrée en matière au niveau de la production et risque bien d’être plébiscité au rang d’un des meilleurs albums de l’année.

Glimpse est un DJ et producteur passionné, un vrai inventeur capable d’explorer et de synthétiser plusieurs genres dans un style inimitable. Il arrive à mêler deux genres traditionnels et capte sans effort l’attention des auditeurs les plus chevronnés à travers la multiplicité sonore qu’il crée. Son premier album est un mix novateur, entre une house nourrie de ses influences et par la magie créatrice de ses talents.

“Runner” est la conclusion de dix ans de travail dans le domaine de la production pour l’artiste. Abordant l’improvisation jazz expérimentale, avec de nombreuses boucles s’étalant à l’infini, et de par les solos instrumentaux des morceaux comme « Feel OK » et « I Know I Show It », et flirtant avec la pureté d’une influence world music comme les très éthniques « Alone Again » et le tout premier morceau « Walk Tall ».

Une nouvelle version album du single “If I Was Your Girl” arrive avec des harmonies vocales assez opulentes, gonflant également l’énergie du morceau « Things To Do In Denver » ; les deux morceaux ont été travaillés dans une trame plutôt urbaine, assez brute. Bien ancré dans l’underground, « Runner » se termine sur « Enjoyable Employable » et ses cuts d’electronica bien dubby, et sur les crépitements étincellants de « Thank You », avant que « Train In Austria » ne s’empare définitivement de la fin.

“J’ai toujours été envahi par l’atmosphère lo-fi très esthétique des vieux enregistrements”. C’était quelque chose que je désirais capturer pour l’album, quelque chose de très chaleureux et rythmique mais ni abrasif, ni intrusif. Quelque chose auquel vous vous retrouvez. » nous explique Glimpse en parlant de son projet. « En tant qu’artiste c’est très important pour moi d’être le plus honnête possible lorsque je produis et je voulais montrer aux gens mes influences, cette transparence entre ce que je ressens et ce qui se ressent sur l’album ; mon but était de réduire ce gouffre entre la pensée et l’expression. » Tout comme un feu ardent, « Runner » tend à restructurer l’essence de la house music.

Christopher Spero (Glimpse) a tout gentiment émergé, petit à petit, des vagues de la scène dance underground ces précédentes années, avec des sorties notamment sur le label Planet E de Carl Craig, sur Cadenza, Kindisch et Buzzin Fly l’année dernière. Préférant les techniques de production traditionnelles, il n’utilise qu’un équipement analogique et enregistre la plupart de ses morceaux en live, les éditant juste après, d’où une qualité meilleure car improvisée. « La façon dont je travaille en studio a toujours été dans l’optique d’un produit « fini ». Lorsque j’ai commencé à bosser sur l’album, je tâtonnais avec des samples et au final j’ai décidé de créer des samples à l’arrache : c’est une technique plus traditionnelle, qui garde ses imperfections mais qui donne néanmoins une forme brute et concrète. »

Ses productions sont largement influencés par cette obsession qu’il a eu très tôt pour le blues et le jazz, représenté d’ailleurs tout au long de « Runner ». Créé lors de ses déplacements entre London et Berlin, son premier album crée également le début d’une famille unique : « Beaucoup de sons en arrière-plan sur l’album ont été enregistrés pendant mes tournées sur Berlin ou à Ladbroke Grove, là où je vis. C’est devenu vital de calquer cet environnement personnel sur mes morceaux. Avec « Runner » je souhaite que les gens qui l’écoutent se sentent connectés à la musique selon les situations qui m’ont inspiré, ça peut être passer une journée dans un train, écouter de la lo-fi, de l’electronica, de la pop, du dub, de la techno ou alors un whisky single malt. »

Christopher a étudié la sculpture à l’école d’art Central Saint Martin jusqu’à l’an 2000, mais avec la musique dans les trippes il a décidé de s’y consacrer pendant plusieurs années, développant son talent, l’affinant sous différents surnoms (Attic, Olek, Spero) et créant son propre label Glimpse Recordings, pour sortir ses propres productions. Il a tout d’abord marqué le coup au Japon où il a été très vite remarqué, mais l’Europe et l’Amérique ont commencé à le suivre depuis déjà quelques années. « Runner » attire désormais l’attention du monde entier.

One of the most eagerly anticipated and prolific producers of the moment, Glimpse, releases his debut album on Crosstown Rebels.

Glimpse’s album ‘Runner’ is atruly inspiring, superb album that weaves elements of jazz and soul with house and techno to create something wholly innovative and mesmerising. Already hotly tipped by DJ Mag and Mixmag, Glimpse’s album ‘Runner’ is an amazing body of work that is sure to become one of the albums of the year.

Glimpse is a DJ and producer’s favourite, a true innovator who is able to explore and master various genres in his own inimitable style. Blurring the distinctions of traditional genres, he appeals to even the most obstinate listeners through his tireless dedication to continual reinvention. His debut studio album is a beguiling, heady mix of house music drawing on the true essence of its rudimentary influences to produce an album of true magic.

‘Runner’ is the conclusion of a decade of production for Glimpse. Touching on the experimental improvisation of jazz, with the endless spiraling loops and fluid instrumental solos of ‘Feel OK’ and ‘I Know I Show It’, while flirting with the purity of world music in the ethnic outcries of ‘Alone Again’, and the marimba driven opener ‘Walk Tall’.

A new album version of the single release, ‘If I Was Your Girl’, comes decked with opulent vocal harmonies and compliments the subsequent energy- charged ’Things To Do In Denver’, both scored with a rough and urban edge. Still rooted in the underground, ‘Runner’ concludes with the dubby electronica cuts, ‘Enjoyable Employable’, and the crackling sparks of ‘Thank You’, before the mystical terrain of ‘Train In Austria’ proclaims the final curtain.

“I have always been drawn to the smokey lo-fi aesthetic of old recordings. This was something I wanted to capture on the album, warm and rhythmical but never abrasive or intrusive and hopefully something that you will want to come back to,” explained Glimpse on retrospection of the project, “As an artist it’s very important to me to be as honest as possible when I produce and I wanted to show people my influences and portray exactly the way I feel about music on the album, aiming to narrow the gulf between thought and expression.” Burning with fire in its soul, ‘Runner’ intends to restructure the essence of house music.

Christopher Spero (AKA Glimpse) has been bubbling gently amidst the waves of the underground dance scene for the past few years, with records released on Carl Craig’s Planet E, Cadenza, Kindisch and Buzzin Fly last year alone. Preferring more traditional production techniques, he uses only analogue equipment and records most of his tracks live, editing only afterwards, thus giving his music a more improvised quality. “The process in which I work in the studio has always been paramount to the end product. When I started the album I was experimenting with sampling again and I decided to sample in a more traditional sense, leaving the tails and imperfections in.”

His sound is hugely influenced by his early obsessions with blues and jazz music, represented by the classic soulful spirit captured in his music. Concocted during his move from London to Berlin and back again, Glimpse’s debut studio album, ‘Runner’, also bookended the start of his own family. “Many of the background sounds on the album are field recordings made while on tour or from Berlin or Ladbroke Grove where I now live. It became very important to stamp my environment and current situation on tracks. With ‘Runner’ I want people listening to feel in some way the music or situation that inspired me, whether that be a train journey, lo-fi electronica, jazz, pop, dub, techno or a Single Malt whiskey.”

Christopher studied sculpture at Central Saint Martin’s art college until 2000, but with music in his heart, he made it his focus and has spent subsequent years fine-tuning his skills, experimenting under different aliases (Attic, Olek, and Spero), and creating his own Glimpse Recordings, with a policy to release solely his own output. He gained a loyal following in Japan early on, where they picked up on his intricate abilities, and Europe and America have begun to follow suit over the past few years. ‘Runner’ marks the point where the world will, quite rightly, direct Glimpse some major attention.

Myspace : http://www.myspace.com/glimpserecordings
Label : http://www.crosstownrebels.com